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L'OM n'avait pas touché le fond à Monaco, il creuse encore...

L'OM n'avait pas touché le fond à Monaco, il creuse encore...

Le 10/09/2017 à 22:50Mis à jour Le 10/09/2017 à 23:11

LIGUE 1 - Face à un Stade Rennais qui n'avait pas encore gagné cette saison, l'OM s'est fait écraser au Vélodrome (1-3). Cataclysmiques et complètement perdus sur le terrain, à l'image d'une défense aux abois, les Olympiens ont rendu une copie encore plus catastrophique qu'à Monaco avant la trêve (6-1). Marseille est 10e, Rennes 14e.

Après la déculottée, la fessée. Peut-être plus humiliante encore. Deux semaines après la claque à Monaco (6-1), l'OM a tendu l'autre joue. Cette fois, au Vélodrome et face à un Stade Rennais qui n'avait pas encore décroché la moindre victoire cette saison (1-3). Neuf buts encaissés en deux matches, un podium qui s'éloigne déjà (4 points), un Vélodrome fou de rage, une équipe en pleine déliquescence et un Rudi Garcia sur la sellette : la crise couve à Marseille. Il n'y a rien à sauver de la prestation olympienne du soir. Cette 5e journée a, en revanche, lancé la saison de Bretons flamboyants. Les voilà 14es à deux points de leurs adversaires du soir.

C'est la dernière recrue du SRFC, Wahbi Khazri, qui a lancé le festival d'une sublime talonnade croisée (2e). Un vrai bijou qui a replongé Marseille dans ses doutes. L'OM aussi a aligné un nouveau joueur au coup d'envoi. Mais Aymen Abdennour a vécu un cauchemar. Sa responsabilité est engagée sur les trois premiers buts. En retard sur chaque intervention, il peut s'estimer heureux de ne pas avoir été expulsé. Mais il a rejoint les vestiaires plus tôt que prévu, victime d'une blessure musculaire derrière la cuisse (72e).

Benjamin Bourigeaud avec Ismaïla Sarr et Firmin Mubelé avec le Stade Rennais - 2017

Benjamin Bourigeaud avec Ismaïla Sarr et Firmin Mubelé avec le Stade Rennais - 2017Getty Images

Rami-Abdennour-Evra : quel cauchemar !

Le Tunisien n'est pas le seul coupable. Comment ne pas évoquer la prestation indigne de Patrice Evra ? En retard sur le deuxième but, il a laissé tout l'espace nécessaire à Bourigeaud pour armer une frappe sèche et limpide (0-2, 10e). Dix minutes de folie bretonne, dix minutes d'apathie marseillaise qui ont scellé, très vite, le scénario d'un match cousu de fil blanc. Jamais l'OM n'a remonté la pente et les flèches de Christian Gourcuff se sont régalés face à la lenteur d'un trio Rami-Abdennour-Evra en détresse.

Devancé par Khazri sur l'ouverture du score, Rami a subi la seconde lame sur l'enchaînement du Tunisien qui a fait le tour du défenseur central avant de trouver le poteau (51e). C'est finalement Joris Gnagnon qui a porté le coup de grâce (0-3, 70e) mais l'addition aurait pu être beaucoup plus salée si Firmin Mubele n'avait pas envoyé son penalty dans le ciel phocéen (90+2e). Morgan Sanson a réduit le score (1-3, 87e). Sa réalisation restera anecdotique. Cette semaine risque d'être brûlante à Marseille. Les faiblesses sont trop évidentes, les failles trop nombreuses. Et le Champions Project beaucoup trop ambitieux.

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