LES ENJEUX
ARSENAL : De l'issue de cette triple confrontation dépendra en partie la fin de saison des Gunners. Partis sur des bases hors norme en championnat (11 victoires et 4 nuls lors des quinze premières journées), Arsenal a compté jusqu'à quatre points d'avance sur les Red Devils. Avant de s'écrouler lors des six dernières rencontres (une seule victoire). Avec désormais six points de retard sur Manchester n'a plus le droit à l'erreur en championnat. Un faux pas face aux Reds samedi enterrait un peu plus leurs espoirs de titre. La Ligue des Champions, compétition qui échappe toujours aux Gunners, pourrait alors sauver leur saison en récoltant un trophée. A condition de passer l'obstacle Liverpool.
LIVERPOOL : Contrairement à Arsenal, les Reds n'ont plus rien à gagner ni à perdre en championnat. Cinq points devant le cinquième, ils ont quasiment assuré leur qualification pour la C1. "La pression est levée", souffle Steven Gerrard. Leur confrontation face à Arsenal samedi prochain ne sera sans doute pas une priorité. Rafael Benitez pourrait même en profiter pour faire reposer ses cadres. Car la Ligue des Champions est l'objectif prioritaire des Reds en cette fin de saison. Le finaliste 2007 sait que seule la C1 peut redorer une nouvelle saison bien fade sur le plan national.
OPPOSITION DE STYLE
ARSENAL : Arsenal base son succès sur une politique de recrutement de jeunes joueurs qui évoluent dans le même registre. Des petits gabarits très techniques. De fait, les Gunners développent un jeu rapide et en mouvement avec des passes au sol porté par des joueurs de couloir de grands talents (Eboué, Clichy, Hleb). Emmanuel Adebayor, qui a enfin débloqué son compteur but en C1, sert de point d'ancrage aux nombreux électrons libres des Gunners. Avec le retour de van Persie, Arsenal gagne en puissance offensive.
LIVERPOOL : Malgré un recrutement tapageur à l'intersaison et un onze largement remodelé, Liverpool a gardé la recette qui a fait sa réussite sur la scène continentale. Homogénéité défensive, efficacité offensive. Sous la houlette du technicien Benitez, le jeu des Reds se distingue par sa rigueur voire son austérité. La tactique mise en place est claire : un jeu direct tout en passes longues.
LA BATAILLE DU MILIEU
ARSENAL : Les Gunners comme les Reds tirent leur force de leur entrejeu. Mathieu Flamini, malgré une prestation délicate dimanche à Bolton, reste un élément clé du dispositif mis en place par Arsène Wenger. Si l'infatigable Tricolore parvient à museler un Steven Gerrard plus offensif, il pourrait poser un problème insoluble aux hommes du nord, dont le jeu passe immanquablement par l'international anglais. Le pendant de Gerrard chez les Gunnners ? Cesc Fabregas, l'homme à tout faire des Londoniens. Métronome du jeu d'Arsenal, l'Espagnol récupère, oriente, mène le jeu et marque.
LIVERPOOL : Steven Gerrard détient une nouvelle fois les clés de ce quart de finale de la Ligue des Champions. Même s'il est suppléé désormais par un Fernando Torres, auteur d'une première saison impressionnante sous le maillot des Reds. Reste que le capitaine reste l'emblème de Liverpool avec déjà quinze buts inscrits cette saison non loin de son record (17). A ses côtés, Javier Mascherano et Xabi Alonso ont la qualité pour maîtriser Cesc Fabregas.
L'EXPERIENCE, ATOUT DES REDS
ARSENAL : Le club de Londres n'a jamais remporté la Ligue des Champions, seul trophée qui manque à sa collection. Déjà vainqueur de la C2 et de la C3, Arsenal manque d'expérience dans la plus prestigieuse des compétitions européennes malgré sa finale perdue en 2006 (Barcelone 2-1). D'autant que les Wenger's boys manquent encore de coffre et la plupart n'ont pas encore remporté le moindre titre à l'image d'un Fabregas au palmarès toujours vierge. La victoire face au Milan AC en 8e de finale a néanmoins prouvé qu'ils ne nourrissaient aucun complexe.
LIVERPOOL : Les Reds ont l'habitude des grands rendez-vous sur la scène européenne. En témoignent leur parcours en C1 ces dernières saisons. Sur les trois dernières éditions, Liverpool en a gagné une (2005) et restent sur une finale (2007). Les hommes de Benitez se subliment en C1, ce n'est pas Chelsea (éliminé en demi-finale en 2005 et 2007), alors impressionnant en Premier League, qui dira le contraire
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