Football - Ligue des Champions
11/03/2009 - 12:00Des exemples pour Lyon

Ce soir en 8e de finale retour de la Ligue des Champions, l'Olympique Lyonnais devra réussir un véritable exploit pour éliminer Barcelone sur ses terres. Délicat mais pas impossible. D'autres clubs français ont, par le passé, réussi des performances de choix en terrain adverse. Rétro.
HAMBOURG - SAINT-ETIENNE: 0-5
Date: 26 novembre 1980
Coupe UEFA
Huitième de finale
Match aller (Retour : 1-0)
Buts: Hartwig (9e, csc), Platini (26e, 87e), Larios (39e), Zimako (85e)
Hambourg: Koitka - Kaltz, Jacobs, Hieronymus, Hidien - Hartwig, Groh, Memmering - Milewski (Wehmeyer, 46e), Hrubesch, Reimann
Saint-Etienne: Castaneda - Battiston, Gardon, Lopez, Zanon - Janvion, Platini, Larios - Rep, Paganelli, Zimako
Ceux d'entre nous qui sont nés suffisamment tôt pour l'avoir vécu n'ont pu l'oublier. L'image du tableau d'affichage du Volksparkstadion crachant ce 0-5 en lettres d'or demeure presque incroyable. Un exploit majuscule, historique à bien des égards. Il s'agit de la plus lourde défaite jamais encaissé par un club allemand à domicile en Coupe d'Europe. Hambourg, finaliste de la Coupe des Champions six mois plus tôt, n'est pourtant pas le premier venu. Mais ce match va se dérouler comme dans un rêve pour les Verts. Tout a en fait commencé une semaine plus tôt, à Hanovre. En match amical, la RFA corrige la France, 4-1. Jupp Derwall, le sélectionneur ouest-allemand, est d'humeur moqueuse: "Platini? C'est un général qui envoie ses troupes à l'avant et se contente tranquillement de regarder de derrière, aux jumelles". Platoche ne bronche pas. Mais c'est Hambourg qui va payer l'addition. Le HSV, privé de Felix Magath, son capitaine, n'est pas dans son assiette. Robert Herbin, lui, n'a peur de rien. Il aligne le jeune Laurent Paganelli, 18 ans, devant, aux côtés de Johnny Rep et Jacques Zimako. Dès la 8e minute, l'ASSE ouvre le score, le malheureux Hartwig trompant son propre gardien. Un coup-franc platinien de Platini, pleine lucarne, et un but de Larios, et voilà les Verts qui mènent 3-0 à la mi-temps. Zimako et Platini, encore lui, aggravent le score en toute fin de match. 5-0. Surréaliste. Le dernier mot revient, évidemment, à Platini: "Dites bien à Derwall que, cette fois, j'avais laissé mes jumelles à la maison..."
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FC BARCELONE - FC METZ: 1-4
Date: 3 octobre 1984
Coupe des Coupes
1er tour
Match retour (Aller: 1-4)
Buts : Carrasco (33e) pour Barcelone - Kurbos (38e, 55e, 85e), Sanchez (39e c.s.c.) pour Metz
FC Barcelone : Amador - Sanchez, Migueli, Alexanco, Julio Alberto - Victor, Schuster, Calderer (Clos, 62e), Rojo (Esteban, 63e) - Archibald, Carrasco
FC Metz : Ettore, Sonor (Colombo, 52e), Barraja (Pauk, 60e), Zappia, Lowitz - Bracigliano, Rohr, Bernad (cap), Hinschberger - Kurbos, Bocandé
Le plus improbable exploit de l'histoire du football français. Le FC Metz fait office de nain face au géant catalan. Au match aller, à Saint-Symphorien, le Barça s'est d'ailleurs imposé largement, 4-2. "Je me suis bien amusé ce soir. J'espère que ce sera aussi drôle au retour", lance l'attaquant écossais, Steve Archibald, chambreur. Il va beaucoup moins rigoler. Pourtant, quand Barcelone ouvre le score peu après la demi-heure de jeu par Paco Carrasco, on craint le pire pour les Messins. Mais deux buts en deux minutes (38e, 39e) relancent complètement le match. Le Barça commence à paniquer. Dans les buts lorrains, Michel Ettore fait des miracles. Dix minutes après la reprise, Tony Kurbos permet aux hommes de Marcel Husson de mener 3-1. L'invraisemblable exploit se dessine, puis prend corps définitivement à la 85e minute: Bocandé, côté gauche, ridiculise Alexanco et offre un caviar à Kurbos. Auteur d'un triplé, le buteur messin devient un héros. Un exploit sans lendemain. Peu importe. Metz entre alors dans la légende. Pour l'éternité.
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DNIEPROPETROVSK - BORDEAUX: 1-1 (3-5 aux tirs au but)
Date: 20 mars 1985
Coupe des champions
Quart de finale
Match retour (Aller: 1-1)
Buts: Lisenko (12e) pour Dniepr - Tusseau (75e) pour Bordeaux
Dniepr: Krakovsky - Bashkirov, Puchkov, Lisenko, Vishnevski - Litovchenko, Bagmut (V.Kuznetsov, 70e), Cherednki, Liuty - Protassov, Taran
Bordeaux: Dropsy - Thouvenel, Specht, Battiston, Rohr - Tigana, Giresse, Chalana, Tusseau - Lacombe, Muller
C'est le temps des vaches maigres pour le football français. Au printemps 1985, Bordeaux est le dernier représentant hexagonal. En quarts de finale de la Coupe des champions, les Girondins affrontent Dniepropetrovsk, surprenant champion d'URSS. A l'aller, Dniepr surprend à Lescure en obtenant le nul (1-1), grâce à un match d'anthologie de son gardien, Krakovsky, qui stoppe notamment un penalty de Dieter Muller. L'affaire se présente mal au retour. Le match ne peut avoir lieu à Dniepr, zone de fabrication de missiles, est interdite aux étrangers. Les Bordelais sont parqués à Krivoi-Rog. Ils ne peuvent s'entrainer normalement. Claude Bez menace de ne pas jouer le match. Il aura finalement lieu, sur un terrain presque impraticable, indigne de la Coupe d'Europe. Rapidement mené, Bordeaux s'accroche, pousse et arrache l'égalisation à un quart d'heure de la fin sur un coup-franc magistral de Thierry Tusseau. Tout se joue aux tirs au but. Dropsy sort l'arrêt qu'il faut devant Litovchenko, le premier tireur soviétique. Fernando Chalana entre alors en scène. Acheté à prix d'or, mais incapable de s'adapter et souvent blessé, il est la risée de l'Aquitaine. D'un coup de patte, il va pourtant écrire l'histoire en inscrivant le pénalty décisif. Le gaucher portugais, s'élance et marque... du pied droit. Un dénouement improbable pour un match qui ne le fut pas moins.
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MILAN AC - MARSEILLE: 1-1
Date : 6 mars 1991
Coupe d'Europe des Clubs Champions
Quart de finale
Match aller (Retour : 1-0)
Buts : Gullit (14e) pour Milan - Papin (27e) pour Marseille
Milan AC: Rossi - Tassoti, Costacurta, Galli, Maldini - Donadoni, Rijkaard, Ancelotti (Carbone, 57e), Evani - Gullit, Massaro (Simone, 57e)
Marseille: Olmeta - Amoros, Mozer, Boli, Casoni, Di Meco - Pardo, Germain, Pelé, Waddle - Papin
Puissance montante du football européen et demi-finaliste malheureux de la campagne 1989/1990 (rappelez-vous la main de Vata), l'Olympique de Marseille a hérité du très gros lot en quart de finale de la C1. Le Milan AC, c'est tout simplement la meilleure équipe d'Europe. Avec sa triplette néerlandaise (Van Basten, Gullit, Rijkaard), elle vient de remporter les deux dernières éditions de la Coupe d'Europe des Clubs Champions (ndlr : personne n'a réussi un tel tour de force depuis). L'OM a les dents longues mais sait qu'il sera difficile de détrôner le géant italien. Heureusement, Raymond Goethals a son plan. Le Sorcier Belge, troisième entraîneur marseillais de la saison (après Gili et Beckenbauer), va donner une leçon tactique à maître Sacchi. Pour contrer les assauts milanais, Goethals a préparé le coup parfait. Le quadrillage du terrain est exemplaire. La défense joue la ligne à merveille et Milan, il est vrai privé de van Basten et de Baresi, se casse les dents toute la soirée. Toute sauf une fois. Au quart d'heure de jeu, Casoni et Mozer se prennent les pieds dans le tapis. Gullit ouvre la marque. Touché, le navire olympien n'est pas coulé. Une grosse dizaine de minutes plus tard, la triplette "Pa-Wa-Pé" va remettre les pendules à l'heure. Pelé se sort de la nasse milanaise et trouve Waddle. L'Anglais et son pied gauche font le reste. Une merveille d'ouverture en direction de Papin, qui conclut du droit. L'OM est revenu à hauteur du Milan AC. Et sera même à deux doigts de faire la différence en seconde période. Mais Pelé trouvera le poteau sur une tentative improbable. Partie remise. Marseille se qualifiera au Vélodrome.
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ARSENAL - LENS: 0-1
Date : 25 novembre 1998
Ligue des Champions
Phase de poules
Match retour (Aller : 1-1)
But : Debève (72e)
Arsenal : Seaman, Dixon, Winterburn, Adams (cap) (Bould, 45e), Keown, Garde (Vivas, 67e), Hughes, Parlour, Overmars, Wreh (Boa Morte, 67e), Anelka.
RC Lens : Warmuz, Sikora, Magnier, Déhu (cap), Lachor, Rool, Debève, Nyarko, Smicer (Moreira, 80e), Nouma (Eloi, 59e), Vairelles.
Sacré champion de France l'été précédent, Lens s'est offert un coup d'éclat pour sa première participation en Ligue des Champions en devenant le premier club français à s'imposer dans l'enceinte mythique de Wembley. Lorsqu'ils se rendent à Londres pour l'avant-dernier match de la phase de poules, les Sang et Or sont encore en course pour une qualification en quarts de finale. Devant 73 707 spectateurs, un record pour le club anglais, dont 8 000 Lensois, les Nordistes mettent tout de suite la pression. Une victoire et ils passent en tête de leur groupe. La libération survient finalement à la 72e minute lorsque Mickaël Debève reprend au second poteau un centre à ras de terre de Smicer. La fin de match est plus houleuse et Tony Vairelles est expulsé, victime d'une simulation de coup de coude de Lee Dixon. Privé de son buteur, mais aussi de Sikora et Rool, le RCL s'incline ensuite à Bollaert face au Dynamo Kiev de Shevchenko (1-3) et termine sa campagne européenne à la 2e place de son groupe. Devant les Gunners...
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CHELSEA - MONACO: 2-2
Date: 6 mai 2004
Ligue des Champions
Demi-finale
Match retour (Aller: 3-1)
Buts : Gronkjaer (22e), Lampard (43e) pour Chelsea - Ibarra (45e), Morientes (60e) pour Monaco
Chelsea : Cudicini – Melchiot (Johnson, 64'), Bridge, Gallas, Terry – Geremi (Parker, 69e), Lampard, Gronkjaer, Cole – Hasselbaink (Crespo, 69e), Gudjohnsen
Monaco : Roma – Evra, Givet, Rodriguez, Squillaci (Plasil, 45e) – Ibarra, Cissé, Bernardi, Rothen – Giuly (Prso, 68e), Morientes (Nonda, 82e)
Après son exploit face au Real Madrid en quarts de finale, Monaco se prend à rêver. L'ASM met un pied en finale en s'imposant à Louis II face à Chelsea, 3-1. Mais au retour, dans un Stamford Bridge en fusion, les joueurs de Didier Deschamps souffrent le martyre. Quand Gronkjaer ouvre la marque d'un centre tir, les Monégasques sont sonnés. Quand Lampard double la mise d'une frappe imparable, ils sont presque K.O. Heureusement, dans la foulée, Monaco revient au score sur un but curieux (et litigieux) d'Hugo Ibarra, juste avant de rentrer aux vestiaires. Le tournant du match, incontestablement. En seconde période, l'ASM maîtrise davantage le ballon et quand Fernando Morientes, le héros de cette campagne européenne, vient crucifier Cudicini de près, l'affaire est pliée. Monaco est en finale. C'est la plus grande page de son histoire. Cinq ans après, que reste-t-il de tout ça? Rien. L'ASM n'a pas su gérer son succès, et encore moins son effectif.
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ET AUSSI...
Dynamo Zagreb - Auxerre: 1-3 (Coupe UEFA 1989-90, tour préliminaire) : Lors de ses trois premières campagnes européennes, l'AJA a toujours été sortie d'entrée. La quatrième ne semble pas devoir être la bonne. Les Bourguignons s'inclinent chez eux face à Zagreb. Le Dynamo, mené par Suker et Boban, dégouline de talent. Mais au retour, l'AJA réussit un exploit mémorable au Maximir en s'imposant 3-1, avec un but de Kovacs et un doublé d'Otokoré. L'AJA ira jusqu'en quarts de finale. Surtout, elle s'est décomplexée pour de bon ce soir-là.
Barcelone - PSG : 1-1 (Ligue des Champions 1994/1995, quart de finale) : Après avoir scalpé le Bayern sur sa pelouse (0-1) lors de la phase de poule, le PSG s'attaque à Barcelone en quart de finale. L'aller a lieu au Camp Nou et, après avoir martyrisé le Real Madrid les saisons précédentes, le Paris Saint-Germain va s'occuper du cas barcelonais. Mené au score après une ouverture du score malencontreuse, le PSG reviendra grâce au futur Ballon d'Or, George Weah.
Manchester United - Monaco : 1-1 (Ligue des Champions 1997-1998, quart de finale) : Après avoir concédé un nul vierge de but lors de la manche aller, Monaco n'est pas en position de force à l'heure d'arriver à Old Trafford. Heureusement, les Rouge et Blanc, en bleu pour l'occasion, vont débloquer la situation rapidement avec un but magnifique de David Trezeguet. Dès lors, Manchester United fait le siège du but de Barthez. Solskjaer égalisera. Mais l'ASM tiendra jusqu'au bout.















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