Quatre titres de champions d'Italie de rang ne suffisent plus à combler les attentes des Interistes. La Ligue des Champions, qui se refuse obstinément aux joueurs milanais, est devenue une véritable obsession. La qualification obtenue au tour précédent face à l'épouvantail Chelsea, n'a fait qu'aiguiser les appétits. Et, selon Mourinho, fait sauter le verrou du blocage psychologique qui empêchait l'Inter de passer les quarts de finale depuis trop longtemps. "Nous n'avons plus peur de jouer ces matchs et cet état d'esprit va perdurer", prophétise le Portugais. Le match à San Siro face au CSKA l'a confirmé.
Dominateur, évoluant dans son style habituel, c'est à dire sans fioriture mais dibalement efficace (seulement 11 buts marqués et 23 cartons jaunes, soit respectivement le plus faible total de buts et le plus grand nombre de d'avertissements reçus parmi les clubs encore en lice), le club lombard ne l'a pourtant emporté que grâce à une réalisation de Milito (1-0). "C'était vraiment difficile face à une équipe qui ferme tous les espaces mais en seconde période, ils ont relâché quelque peu la pression et nous aurions pu l'emporter 3-0 sans qu'il n'y ait rien à redire", poursuit le coach interiste.
Passé maître dans l'art de la pique, il ajoute : "La Ligue des Champions se joue sur des détails et le CSKA a deux joueurs suspendus alors que l'on va récupérer Thiago Motta et Lucio". Ou l'art de mettre la pression sur l'adversaire. Ce que Mourinho évite de souligner, c'est qu'il devrait peut-être se passer de Wesley Sneijder, en délicatesse avec sa cuisse et convalescent, pour ce match. Quand on connaît l'influence du milieu Néerlandais sur le jeu de l'Inter, on se dit que les Russes sauront peut-être en profiter...





Reuters





















