Quatre rencontres, quatre victoires. Depuis les huitièmes de finale, l'Inter a démontré face à Chelsea puis face au CSKA Moscou qu'elle avait dépassé ce blocage mental qui freinait ses ambitions européennes depuis de trop nombreuses saisons. Voilà donc les Lombards en demi-finale de la C1 pour la première fois depuis 2003 et avec des ambitions dévorantes. "Tout peut arriver et l'Inter veut réaliser son rêve. Et heureusement, dans la vie, on a le droit de rêver", avance ainsi Samuel Eto'o, buteur lors des trois derniers matches des Nerazzurri.
Wesley Sneijder trace le même sillon : "L'Inter est un grand club. Je ne sais pas si on va gagner cette année, mais on s'améliore, et on finira bien par la gagner un jour. Mais on est si près du but aujourd'hui qu'on doit saisir cette occasion." Face aux champions d'Europe en titre, Milan a quelques atouts dans sa manche. L'Inter est invaincu à San Siro cette saison en Ligue des Champions et ne s'est incliné qu'à une seule reprise à domicile face à des clubs espagnols en 17 confrontations. Reste le problème Messi. Mourinho refuse de faire une fixation sur l'Argentin : "Il peut être à droite, à gauche ou en pointe. Il faut le surveiller attentivement, mais dans ma culture, il n'y a pas de marquage individuel.
Ce ne sera pas un contre Messi et dix contre dix, mais onze contre onze." Pour le Portugais, cette demi-finale reste très ouverte : "S'ils sont aussi bons qu'en novembre, nous sommes en revanche bien meilleurs qu'à l'époque. C'est pour ça que je pense que c'est du 50-50." The Special One pourra compter sur un effectif pratiquement au complet -aucun suspendu et un seul blessé, le latéral Santon- ce qui ne sera pas forcément de trop face aux champions d'Europe en titre.





AFP





















