Une "sacrée leçon" dixit Aurélien Chedjou. Une "déconvenue" pour Mickaël Landreau. "La pire entame qu'on puisse faire", selon Rudi Garcia. Les Lillois, qui se sont fait "trimbaler" d'après Rio Mavuba, sont sous le choc. Ils viennent de vivre un cauchemar pour le début de leur cinquième campagne en Ligue des champions. Humiliés par le BATE Borisov - "a priori l'équipe la plus faible du groupe" comme le résume Landreau - dans leur Grand Stade (1-3), les Nordistes ont pris un sacré coup derrière la tête. Cette claque vient en plus renforcer l'impression mitigée laissée par les Nordistes depuis le coup d'envoi de cet exercice 2012-2013.
Déjà mal placé en championnat avec une seule victoire en cinq journées et une 11e place, le club lillois a montré "un mauvais visage" selon Mavuba face aux Biélorusses, notamment lors des 45 premières minutes. "La première mi-temps, on la rate", concède Chedjou au micro BeInSport. Dans les grandes largeurs, aurait-il pu ajouter. Les attaquants lillois n'ont pas répondu présents. Le milieu de terrain n'a pas non plus été à la hauteur de ses prestations habituelles, notamment le duo Mavuba-Balmont. Et Aurélien Chedjou a souffert au début de rencontre. "On parlait beaucoup de notre attaque, mais on prend beaucoup de buts aussi. C'est l'affaire de tous", résume Mavuba. "Il est temps qu'on arrête de se donner des handicaps", a pesté Rudi Garcia, pour qui la première mi-temps était "trop gros pour être vrai".
Des carences défensives collectives
S'il veut revoir les images avant de se faire son idée définitive, Rudi Garcia regrette aussi l'état d'esprit, coupable de la faillite défensive de ses troupes. "On a été défaillant dans beaucoup de secteurs de jeu, dans les duels, les replacements, l'animation défensive", constate l'entraîneur des Dogues. "Comment exister devant quand on se fait transpercer derrière, quand notre défense est livrée à elle-même comme elle l'a été sur deux-trois occasions en première période?", s'est encore interrogé Garcia, qui parle de "manque de solidarité" de ses hommes. Le tableau n’est déjà pas glorieux. Cerise sur le gâteau : les Nordistes ont aussi peut-être fait preuve d'un petit péché d'orgueil. "On ne s'attendait pas à une équipe aussi performante", reconnaît De Melo.
Seule (petite) note positive : la seconde période où les Dogues ont "montré de la fierté, de l'amour propre, de l'orgueil", remarque le technicien lillois, qui n'a pas hésité à sortir à la pause Tulio De Melo, impuissant, et Marvin Martin, transparent. Un choix fort ou peut-être une demande de ses joueurs, qui ne pensaient pas avoir les jambes ou le mental pour renverser la tendance : "(L'entraîneur) nous a demandé que ceux qui n'étaient pas prêts à jouer la deuxième période le disent. D'où les deux changements très rapidement avec les entrées de Nolan (Roux) et de Mendes", a révélé Chedjou à la fin de la rencontre. L’heure n’est pas au jugement. Car l'important est ailleurs. Lille n'a plus qu'une idée en tête : rectifier le tir. Et le plus vite possible.
En Ligue des champions, cette défaite inattendue complique sérieusement la tâche du LOSC. "Ce n'est pas forcément l'équipe la plus faible (du groupe)", espère Lucas Digne. On ne peut qu'en douter alors que le LOSC doit maintenant se rendre à Valence et affronter deux fois le Bayern Munich. "Il va falloir déjouer les pronostics maintenant", prévient d'ailleurs Garcia alors que Mavuba parle de "faire des exploits" pour "se qualifier". Mais avant de tenter de se racheter en C1, il faudra le faire en L1 : "On n'a pas d'autres choix que de gagner contre Lyon (ndrl : dimanche)", annonce Rio Mavuba, qui appelle à une réaction "de groupe". Il y a du pain sur le planche.
- Plus d'infos





DPPI

























