Ne pas se fier aux apparences. Tel est, en substance, le leitmoviv de dirigeants parisiens. Sur le papier, le PSG semble pourtant avoir été épargné par le tirage au sort effectué jeudi, à Monaco : le club de la capitale débutera sa campagne de Ligue des champions dans le groupe A, aux côtés du FC Porto, du Dynamo Kiev et du Dinamo Zagreb. Rien d'insurmontable, a priori. A priori. "Il n'existe pas de théorie disant c'est facile ou pas facile, tempère Leonardo, le directeur sportif du PSG. Bon d'accord, il y a le groupe D (Real Madrid, Manchester City, Dortmund, Ajax Amsterdam), lui c'est le plus difficile. Mais nous, on ne peut pas savoir."
Carlo Ancelotti sait trop combien la prestigieuse Coupe d'Europe est exigeante, dévoreuse d'énergie et riche en surprises pour se laisser bercer par la facilité. Pas le genre de la maison. "En Ligue des champions, toutes les équipes et tous les matches sont difficiles", prévient l'Italien, qui qualifie le groupe du PSG d'"équilibré". "C’est un groupe ouvert, tempère Christophe Jallet sur le site officiel du club parisien. Cela aurait pu être plus compliqué car de 'gros poissons' étaient en lice. Nous les avons évités. On a toutes les chances de passer, on espère donc se qualifier." A condition de "faire attention à Porto", que le capitaine parisien voit en "favori". "Nous, reprend l'ancien Lorientais, on a un coup à faire."
Si les discours parisiens paraissent excessivement mesurés, c'est d'abord parce que, dixit Leonardo, "la Ligue des champions est comme un 100 mètres". "Tu dois être prêt", souligne le Brésilien. Et au regard de son été agité, le PSG manque encore de certitudes quant à son réel potentiel. La preuve, il doit encore "trouver (son) jeu". "Aucune autre équipe n'a vécu cette dernière année comme nous, avec tous ces nouveaux joueurs arrivés, un changement de président, d'entraîneur, de directeur sportif, techniquement on a les moyens de sortir de la poule, mais on a besoin de s'installer dans le temps. Les autres équipes de notre poule sont habituées à jouer la Ligue des champions." Les Parisiens, eux, n'y ont plus goûté depuis huit ans. Et on les croirait presque tétanisés à l'idée de rejouer dans la cour des grands. Leonardo l'assure : "Non, on n'a pas peur."
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AFP

























