Lille pouvait difficilement songer à un pire début pour cette nouvelle campagne en Ligue des champions. Le LOSC, déjà auteur d'un début de saison poussif en L1 (11e), a chuté face au BATE Borisov (1-3) qui, en douze rencontres, n'avait encore jamais gagné le moindre match en Ligue des champions...
Sur sa pelouse en plus, pour son premier match de poule dans son Grand Stade. Et face à l'adversaire le plus faible du groupe sur le papier. Car maintenant, il faudra obligatoirement tenter de récupérer ces points perdus face à Valence et le Bayern Munich, les deux autres formations de ce groupe F. Il faudra surtout ne pas reproduire cette première mi-temps catastrophique que les Dogues ont terminée avec trois buts de retard ! On le savait, Lille, qui n'a jamais remporté son premier match en C1, a la mauvaise habitude de mal débuter ses campagnes en Ligue des champions. Là, le club nordiste a vécu un cauchemar durant les 45 premières minutes.
Réaction trop tardive
Après une entame intéressante, le LOSC s'est fait punir par l'efficacité du champion biélorusse. Sur ses trois premières occasions - une frappe flottante de 25 mètres de Volodko (0-1, 6e) puis deux contres conclus par Rodinov (0-2, 10e) et Oliekhnovich (0-3, 43e) -, le BATE Borisov a ainsi trouvé le chemin des filets. Si le deuxième but est entaché d'un hors-jeu, Lille a montré un visage peu séduisant. Après ses premières minutes intéressantes, le LOSC a été gêné par le pressing adverse et n'a pas offert suffisamment de mouvements pour mettre à mal le bloc biélorusse, bien en place et inquiété seulement par des frappes de loin (Debuchy 12e, Martin 28e, Digne 45e).
Au retour des vestiaires, Rudi Garcia a vu une équipe plus séduisante. Avec les entrées de Ryan Mendes et Nolan Roux à la place de Marvin Martin et Tulio De Melo à la pause, les Nordistes, beaucoup plus offensifs, ont réagi. Ils ont monopolisé le ballon, ont même réduit le score grâce à Aurélien Chedjou sur corner (1-3, 60e). Mais la réaction d'orgueil est arrivée beaucoup trop tard et n’a pas été suffisante. Comme la saison passée (2-2 face au CSKA Moscou, après avoir mené de deux buts jusqu'à la 72e minute), l'équipe de Rudi Garcia risque de regretter longtemps cette entame décevante. Ce n’est cependant pas encore l’heure des regrets. Lille, qui reçoit Lyon dimanche, va vite devoir se faire pardonner et digérer cette déception.



AFP
























