L’image restera le symbole de ce Real Madrid – Manchester City : José Mourinho glissant sur les genoux en franchissant la ligne de touche pour manifester sa joie irrépressible après le but du 3-2. Le manager portugais, critiqué pour les résultats de son équipe et pour sa propre réaction à la défaite à Séville (1-0), a vu ce qu’il voulait voir mardi. "Même battu, j'aurais été très fier de l'attitude de mes joueurs ce soir", s'est-il réjoui. "Ce que j'ai vu, c'est l'ADN du Real Madrid. Les joueurs ont lutté comme des animaux, ils ne se sont pas perdus comme à Getafe ou à Séville. C’est important de savoir que quand ils le veulent, ils le peuvent. "
"Contre Séville samedi en championnat, il y a eu des joueurs qui n'ont pas récupéré un ballon en 90 minutes, d'autres qui ne sont pas allés au contact de tout le match, et pas grand monde n’était fatigué à la fin", a-t-il insisté. "Aujourd'hui, cela a été exactement l'inverse. J'ai vu une équipe compacte, solidaire, engagée, capable de résister à une équipe qui a une culture beaucoup plus physique que nous. Cela pour moi, c'est digne du Real Madrid. Je dis toujours à mes joueurs: le Real Madrid peut perdre en ayant tout donné. Il ne peut pas perdre des matches comme l'autre jour contre Séville."
"Difficile de faire mieux"
"Nous avions dominé City, qui n’a pas alerté une seule fois notre gardien en première période, a analysé le Special One. Malgré les deux buts encaissés, nous avons continué. Aujourd’hui, je ne suis personne dans l’histoire du Real Madrid mais comme entraîneur j’ai le droit de dire que le madridisme implique cela. Il était difficile de faire mieux aujourd’hui. Nous avons récupéré l’ADN de la saison passée."
Mourinho ne pouvait pas laisser la presse madrilène sans un bon mot. Elle en fut à la fois la destinataire et la victime. "Au moment du but victorieux, j'ai vu une série d'ordinateurs en tribunes et tout le monde en train d'appuyer sur la touche "delete". En célébrant le but, j’ai effacé tous les gros titres de la presse : ‘Il est fou, il a laissé les créatifs sur le banc, Benzema aurait dû débuter, Coentrao devrait jouer car il était plus frais’. Pas de chance…" Mais ceux-là se croiseront à nouveau dans la saison, c’est une certitude.































