Aux côtés de Raphaël Varane dans l'axe et avec Sergio Ramos décalé à droite, on l'attendait dans la peau du patron. Mais Pepe aura du mal à retenir beaucoup d'éléments positifs de son 52e match européen. Une bourde et des lacunes qui ont coûté cher au Real. Face à la vitesse des milieux de Jurgen Klopp, le défenseur portugais a trop souvent été en retard, trop couru dans le vide. Il aurait même pu provoquer un penalty sans l'indulgence de Viktor Kassai et de son arbitre de surface (78e). Si son compatriote Cristiano Ronaldo a failli rattraper sa bourde de début de match, son offrande au Borussia sur l'ouverture du score de Robert Lewandoski est sans aucun doute le tournant de la partie.
Impossible de dire que sa passe pour Mezut Ozil était osée. Tout juste traduisait-elle une volonté de relancer son équipe au sol dans un temps fort madrilène. Cela dit, la réalisation laisse bien évidemment perplexe. Pourquoi Pepe ne s'est-il pas préoccupé d'appuyer sa passe, de la transmettre avec précision à son coéquipier allemand alors qu'il avait deux maillots jaune et noir dans son champ de vision ? A vrai dire, on était plus en droit d'attendre ce genre d'erreur naïve de la part de l'espoir français, aligné à ses côtés. Après le match, Iker Casillas n'a pas voulu l'enfoncer davantage : "Son erreur a coûté un but, a-t-il reconnu. Mais il ne faut pas le juger sur cette passe. Pour moi, il a été sobre. Nos adversaires ont su profiter de notre flanc gauche pour nous mettre en danger."
Varane a su rester calme
C'est sûr que l'expérience Mickaël Essien en tant que latéral gauche n'a pas aidé le Real. Avec son placement douteux, le Ghanéen a ouvert les vannes pour les joueurs de Dortmund. Une majorité des 22 centres allemands sont venus de ce côté-là. Sur le deuxième but, l'action part d'ailleurs du flanc occupé par Essien. Götze s'est débarrassé d'Ozil puis du Ghanéen avant de centrer pour le deuxième buteur du Borussia Dortmund, Marcel Schmetzer. Une action sur laquelle Pepe n'est pas parvenu pas à dégager un ballon qui arrivait certes vite mais droit sur lui...
Mercredi soir, Raphaël Varane a surnagé par rapport à son alter ego de la défense centrale. Sobre, le jeune français de 19 ans a su rester calme et s'accrocher, même si Robert Lewandowski a fait du remue-ménage dans la défense madrilène. Après trois mois de compétition, cette rencontre révèle en tout cas les problèmes du Real Madrid. Les blessures et les multiples changements n'aident pas cette équipe à briller par sa stabilité. Et quand la force offensive n'est pas à son paroxysme, c'est tout le collectif qui est en danger.
AFP