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8è de finale : Faire tomber le Real Madrid à Bernabéu ? Bon courage à la Roma

Faire tomber le Real à Bernabéu ? Bon courage à la Roma

Le 08/03/2016 à 16:36

LIGUE DES CHAMPIONS - L’AS Rome fait face à un sacré défi en 8e de finale retour : faire tomber Madrid à Santiago-Bernabéu pour espérer voir les quarts, après une défaite 0-2 au match aller. Mais les chiffres l’attestent : l’enceinte du Real est imprenable en Ligue des champions. Ou presque.

Le Real Madrid n’a déjà plus tellement le choix : pour sauver sa saison, il doit aller au bout en Ligue des champions. Pour y parvenir, les hommes de Zinedine Zidane ont une première mission à remplir : éliminer l’AS Rome. A priori, c’est largement dans les cordes du Real, vainqueur à l’aller (0-2) et qui aura l’immense avantage d’évoluer à Santiago-Bernabéu, où le club madrilène est quasiment imbattable depuis plusieurs saisons en Ligue des champions.

Les Madrilènes font mieux qu’assurer chez eux sur la scène européenne. Le Real a ainsi remporté 28 de ses 33 derniers matches de Ligue des champions à domicile. Le ratio de près de 85% de victoires est monstrueux. Il ne laisse surtout que peu de chances aux Romains de pouvoir espérer l’exploit dans la capitale espagnole. Sur la décennie en cours, Madrid n’a perdu qu’à deux petites reprises à Bernabéu. Cette saison, le Real a disputé trois matches de Ligue des champions devant son public et le bilan est édifiant : trois victoires, 13 buts marqués, aucun encaissé.

Bernabéu, forteresse inviolée

VISUEL Ramos et Bernabeu

Là est l’autre force du Real Madrid cette saison à Bernabéu en Ligue des champions : sa défense est imbattable. C’est d’ailleurs la seule encore dans ce cas en Europe. Les charnières Ramos – Varane comme Pepe-Nacho se sont pour le moment montrées impériales. Même quand Madrid ne joue pas à son meilleur niveau, comme au match aller, son arrière-garde reste un pilier sur lequel peut compter Zinedine Zidane. Plus largement, la défense merengue a d’ailleurs réussi 13 clean sheets lors de ses 17 matches en Ligue des champions (depuis le 22 novembre 2014).

La joie de Sergio Ramos, Cristiano Ronaldo et Zinédine Zidane après l'ouverture du score du Real Madrid sur le terrain de l'AS Rome.

La joie de Sergio Ramos, Cristiano Ronaldo et Zinédine Zidane après l'ouverture du score du Real Madrid sur le terrain de l'AS Rome.AFP

Avec deux buts à remonter, la tâche des Romains prend des allures d’autant plus herculéennes. La dernière équipe à avoir réussi pareil exploit n’est autre que le Barça, en 2011. En demi-finale, les Catalans prenaient une option dès le match aller (0-2) pour s’ouvrir la voie d’une finale qu’ils allaient remporter contre Manchester United (3-1). Mais l’AS Rome ne compte pas dans ses rangs les mêmes forces que le Barcelone de Messi.

L’histoire, seul mince espoir de la Roma

Qualifiée en huitième de finale avec une seule victoire, l’équipe transalpine offre du spectacle mais pas l’assurance de résultats en sa faveur. Sa prestation encourageante lors du match aller n’a pas caché sa stérilité offensive. Toutefois, tout n’est pas perdu pour les coéquipiers de Miralem Pjanic. L’histoire est même plutôt de leur côté.

Les deux équipes se sont déjà croisées à une seule reprise en huitièmes de finale de la Ligue des Champions, en 2007/2008. La Roma s’était imposée 2-1 à Bernabeu et s’était qualifiée. A sa tête se trouvait un certain… Luciano Spalletti, revenu sur le banc romain il y a un mois et demi à la place de Rudi Garcia. La Louve est d’ailleurs l’un des trois clubs (avec le Barça et Arsenal) à être reparti de Bernabéu avec plus de victoires que de défaites (2 victoires, 1 nul, 1 défaite) dans l’histoire de la compétition.

N’oublions pas non plus l’histoire récente de Cristiano Ronaldo & Co. La saison passée, Madrid avait déjà hérité en huitièmes de finale d’un adversaire abordable sur le papier : Schalke 04. Après un succès tranquille en Allemagne 0-2 (tiens, tiens, comme à Rome), les Madrilènes s’étaient fait une énorme frayeur devant leur public. L’ancien Merengue Klaas-Jan Huntelaar s’était offert un doublé retentissant et Leroy Sané s’était révélé aux yeux de toute l’Europe. Schalke s’était imposé 3-4, mais Madrid était quand même passé, sous les yeux d’un Bernabeu qui avait hurlé sa colère.

Les socios ont déjà eu du mal à avaler la domination barcelonaise et le récent revers face à l’Atlético (0-1) en Liga il y a une dizaine de jours. Alors le Real sait qu’il n’a pas le droit à l’erreur à la maison cette fois.

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