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Chelsea - Paris SG : Le PSG joue sa saison à Stamford Bridge, tout simplement

Le PSG joue sa saison à Chelsea, tout simplement

Mis à jourLe 09/03/2016 à 19:22

Publiéle 08/03/2016 à 23:47

Mis à jourLe 09/03/2016 à 19:22

Publiéle 08/03/2016 à 23:47

Article de Laurent Vergne

LIGUE DES CHAMPIONS – S'il est plus dominateur que jamais en France, le Paris Saint-Germain n'ignore pas que c'est avant tout à l'aune de son parcours européen que sa campagne 2015-2016 sera jugée. A ce titre, une sortie de route dès les huitièmes de finale, mercredi soir, contre Chelsea, ferait tâche. Paris s'avance à Stamford Bridge avec un court avantage (2-1).

Le contexte

Mercredi soir, la pression sera incontestablement sur les épaules du Paris Saint-Germain, chargé de supporter l'intégralité du poids de ce match-couperet. A l'inverse, Chelsea, à qui une large majorité promettait de toute façon l'élimination, n'a pas grand-chose à perdre. Cela en dit sans doute autant sur le statut acquis par le champion de France sur la scène continentale que sur la saison des Blues, dont personne n'attendait plus grand-chose il y a encore quelques semaines.

Seulement voilà, depuis l'arrivée de Guus Hiddink en janvier, le club londonien s'est peu à peu refait la cerise. Il n'est pas soudainement redevenu flamboyant, mais a retrouvé suffisamment de solidité et de confiance pour ne pas courber l'échine devant le bolide parisien. Et le résultat du match aller (courte victoire parisienne 2-1) est venu confirmer que, pour les joueurs de Laurent Blanc, rien ne serait acquis par la simplicité dans cette double confrontation. A défaut d'être génial, Chelsea est pénible à jouer. Ce n'est pas forcément mieux.

Ibrahimovic (PSG) et Cesc Fabregas (Chelsea)
Ibrahimovic (PSG) et Cesc Fabregas (Chelsea) - Imago

Il ne faut pas trop prêter attention à la (très, très) légère baisse de régime parisienne en Ligue 1 (défaite à Lyon, nul terne contre Montpellier). Il n'en reste pas moins que le PSG a déjà été plus serein cette saison, et avant l'échéance la plus importante à ce jour de la campagne 2015-2016, la tension est réelle. Paris a vécu de sacrées émotions à Stamford Bridge ces deux dernières années. Après l'énorme frustration de 2014 et l'immense bonheur de 2015, le PSG aimerait imposer sa force tranquille. Sans frisson excessif ni esbroufe. Mais l'ombre d'un doute plane.

L'homme à suivre : Zlatan Ibrahimovic

Depuis son arrivée au PSG il y a près de quatre ans, Zlatan Ibrahimovic s'est imposé comme le leader, le buteur et l'incontestable star du club parisien. Il a déjà marqué à plus d'un titre l'histoire du PSG, mais il lui manque encore de peser de tout son poids dans un match couperet en Ligue des champions. Un peu à l'image de sa carrière.

Au cours de celle-ci, Ibra n'a inscrit que huit buts en 37 matches à élimination directe dans la plus prestigieuse des compétitions continentales. Point commun entre ces huit buts ? Ils ont tous été marqués au match aller. L'an dernier, le Suédois avait été particulièrement malheureux à Stamford Bridge, en écopant d'un carton rouge bien sévère à la demi-heure de jeu. Il voudra sa revanche et se montrer digne de son imposant statut.

Ils l'ont dit

Laurent Blanc (entraîneur du PSG)

" Je pense que ce sera un match plus difficile que l’année dernière pour différentes raisons. Mais si on l’a réalisé la saison dernière, c’est qu’on peut le refaire. On a un avantage important puisqu’on est qualifié au coup d’envoi mais on devra imposer notre jeu à Chelsea."

Guus Hiddink (manager de Chelsea)

" Depuis l'an passé, le PSG est devenu une équipe, ce n'est pas uniquement des individualités. Ils sont sur la bonne route et j'espère qu'on va pouvoir les arrêter dans leur projet. Ils ont des joueurs très expérimentés, des internationaux. Ce n'est pas une bande de gamins qui débarque comme ça"."
Gary Cahill devance Thiago Motta
Gary Cahill devance Thiago Motta - AFP

3 stats à avoir en tête

1. Diego Costa peine à trouver l'ouverture en Ligue des champions. L'attaquant espagnol de Chelsea n'a inscrit qu'un seul but lors de ses 15 dernières rencontres en C1. C'était au mois de septembre dernier, contre le Maccabi Tel Aviv.

3. Edison Cavani a marqué trois buts contre Chelsea en cinq matches ces trois dernières saisons. Mais à chaque fois, c'est à l'aller, au Parc des Princes, que l'attaquant uruguayen a frappé. Il n'a jamais trouvé la mire au retour à Stamford Bridge.

57. Le pourcentage de buts marqués par Chelsea sur coups de pied arrêtés cette saison en Ligue des champions. Les Blues totalisent 14 buts, dont huit sur coup franc, corner, ou penalty. Aucune autre équipe n'affiche un tel ratio parmi les seize huitièmes de finaliste.

Notre avis : Paris a toujours les clés

Inutile de se voiler la face : le PSG joue quasiment sa saison mercredi soir. En tout cas la perception de celle-ci. Même si un nouveau titre de champion de France est déjà quasiment acquis, même si un nouveau triplé championnat-Coupe de France-Coupe de la Ligue est dans les tuyaux, une sortie de route dès les huitièmes de finale de la Ligue des champions marquerait un pas en arrière pour le Paris de QSI. A minima, Paris se doit d'égaler ses performances des trois dernières années.

Sortir comme l'an passé en quarts contre un irrésistible Barça, soit. Mais en huitièmes contre Chelsea, certes requinqué, mais néanmoins largement à la portée de ce PSG-là, le constat d'échec serait sans appel. La difficulté pour les hommes de Laurent Blanc tiendra à l'approche de ce match retour après la courte victoire du Parc. Le mode "gestion pure et simple" de ce minimaliste avantage apparait au mieux risqué, au pire suicidaire. Il faudra donc une dose d'audace, couplée à de la maitrise et du réalisme. C'est dans les cordes d'un PSG désormais rompus à ce type de joutes.

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