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Comme le Bayern Munich, ils avaient deux buts de retard et ont eu le dernier mot…

Comme le Bayern, ils avaient deux buts de retard et ont eu le dernier mot…

Le 17/03/2016 à 17:42

LIGUE DES CHAMPIONS - Le Bayern a réalisé un véritable exploit en revenant de nulle part après avoir été mené de deux buts par la Juventus Turin, mercredi soir en 8e de finale retour de la Ligue des champions. Une performance rare mais qui a déjà été réussie dans des conditions parfois plus dramatiques. Petite sélection.

Ce Bayern Munich - Juventus Turin (4-2, ap) est déjà entré dans la légende de la Ligue des champions. Le scénario, les grands joueurs, la dramaturgie… tous les ingrédients étaient réunis pour ce qui restera déjà comme un sommet du jeu cette saison, alors que nous n'en sommes qu'aux huitièmes de finale.

Des retournements de situation, la C1 en a connu de nombreux. Il ne faut pas assez de deux mains pour compter les matches de poule aux rebondissements multiples. Les confrontations aller-retour aux émotions intenses et jouant avec les nerfs des spectateurs font partie intégrante de l'ADN de la compétition. Il y a quelque temps, nous vous avions d’ailleurs compilé les plus grands retournements de situation opérés entre l’aller et le retour.

Mais ce mercredi soir, l'histoire était toute autre. L'ascenseur émotionnel s'est concentré sur le temps d'un seul match, de 120 minutes dopées à l'adrénaline et aux sueurs froides. Ce qu'a fait le Bayern Munich est exceptionnel mais pas unique. La Ligue des champions a déjà connu des matches couperets marqués par des retours exceptionnels. Avoir deux buts de retard dans un match retour de C1 n’est pas toujours rédhibitoire. La preuve.

Manchester United 1999 : La Juve en victime, déjà

Une pareille mésaventure était d'ailleurs déjà arrivée à la Juventus Turin. En 1999, la Vieille Dame était déjà tombée après avoir mis la main sur sa demi-finale contre Manchester United. Un doublé de Filippo Inzaghi dans les onze premières minutes mettait la Juve dans une position idéale pour disputer une quatrième finale de C1 d’affilée, d'autant plus en ayant obtenu le match nul 1-1 en Angleterre à l'aller. Jaap Stam sauvait même le but du 3-1 sur sa ligne, alors que Keane avait rapidement réduit la marque sur corner. Mais il ne fallut finalement que 23 minutes aux Red Devils pour égaliser, avant de finalement s'imposer 2-3 et se qualifier pour la finale de la Ligue des champions.

Manchester United poussera le vice en récidivant ensuite lors de la finale contre le Bayern Munich, dans ce qui restera l'une des plus grandes finales de l'histoire de la C1. Certes, les Mancuniens n’avaient pas deux buts de retard… Mais, menés 0-1 par les Bavarois dès la sixième minute, les Red Devils avaient fait la différence avec deux buts dans les arrêts de jeu - le fameux Fergie Time - signés Sheringham (91e) et Solskjaer (92e), entrés en cours de jeu. Un retour tonitruant pour un hold up retentissant.

Monaco 2004 : L'exemple tricolore

A Chelsea, l’AS Monaco a son destin entre ses mains au coup d’envoi de leur demi-finale retour. LesMonégasques ont remporté le premier round 3-1. Gronkjaer puis Lampard, avant la mi-temps, calment les rêves des joueurs de la Principauté et pensent envoyer les Blues jouer une première finale de Ligue des champions. Cela ne va pas durer. Monaco est mené 2-0 mais Ibarra réduit l’écart dans les arrêts de jeu de la première période. Et c’est Morientes qui égalise (comme au tour précédent) et envoie l’ASM en finale.

En quart de finale, pour l’anecdote, les hommes de Didier Deschamps avaient déjà dû sortir le grand jeu contre un autre cador européen, le Real Madrid des Galactiques de Zidane, Ronaldo, Raul, Figo ou encore Roberto Carlos. Menés 0-1 à Louis-II et avec trois buts de retard sur l’ensemble des deux rencontres, Giuly, auteur d’un doublé, et Morientes avaient permis à l’ASM de réaliser un sacré coup.

Fernando Morientes (Monaco), lors de la demi-finale retour de Ligue des champions 2004 face à Chelsea.

Fernando Morientes (Monaco), lors de la demi-finale retour de Ligue des champions 2004 face à Chelsea.Panoramic

Dans une moindre mesure (et en phase de poules), Marseille s’est offert son exploit à Dortmund en 2011. Dernière journée des groupes, l’OM est éliminé jusqu’à la 85e avant deux buts de A.Ayew et Valbuena à la 85e et 87e pour une qualification à l’arrachée (2-3) en huitièmes de finale.

Liverpool 2005, l’exemple absolu

Le plus bel exemple de retournement de situation reste tout de même pour Liverpool, contre le Milan AC en 2005. Les Reds n’avaient pas deux buts de retard. Mais trois. Et en finale. A Istanbul, les Reds prennent l’eau en première période. Dès la première minute, Maldini donne le ton. Crespo enfonce le clou avant la mi-temps avec un doublé et le Milan mène 3-0 à la mi-temps. Personne ne mise un centime sur un retour de Gerrard et compagnie mais l’impossible se produit. En six minutes, les joueurs de Rafael Benitez retournent complètement le sort de la rencontre entre la 54e et la 60e minute. L’ambiance est bouillante, le suspense insoutenable. Liverpool l’emporte finalement aux tirs au but dans ce qui reste comme un des plus grands matches de la Ligue des champions (3-2).

Jerzy Dudek Liverpool-Milan Champions League Final 2005

Jerzy Dudek Liverpool-Milan Champions League Final 2005Imago

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