AFP

Le PSG doit rester lui-même... et surtout croiser les doigts

Le PSG doit rester lui-même... et surtout croiser les doigts

Mis à jourLe 10/03/2016 à 18:52

Publiéle 10/03/2016 à 18:30

Mis à jourLe 10/03/2016 à 18:52

Publiéle 10/03/2016 à 18:30

Article de Vincent Bregevin

LIGUE DES CHAMPIONS - En sortant Chelsea pour la deuxième année d'affilée, et en atteignant les quarts de finale pour la quatrième fois consécutive, le PSG a confirmé son statut sur l'échiquier des clubs européens. Pour faire mieux, maintenant, ce sera surtout une question de chance.

Le PSG a remis Chelsea à sa place. C'est à dire derrière lui, sur l'échelle des prétendants à la Ligue des champions. Facile à dire, beaucoup moins à faire. Confirmer la victoire du match (2-1) aller avec un nouveau succès à Londres (1-2) n'avait rien d'une tâche aisée pour l'équipe de Laurent Blanc. À tous les niveaux.

Déjà parce qu'elle avait, et c'était nouveau pour elle, le costume de favori à porter. Face au club anglais le plus compétitif sur la scène européenne de ces cinq dernières années. Chelsea avait le couteau entre les dents mercredi soir à Stamford Bridge. Il fallait déjà faire fort pour résister à ces Blues dans un cadre tout ce qu'il y a de plus "british", jusqu'à la météo.

Une sérénité impressionnante

Paris a fait mieux. Il les a vaincus. Sans Marco Verratti, donc sans le meilleur Thiago Motta, et avec un Blaise Matuidi sur une jambe. La bataille de Stamford Bridge, c'était d'abord celle des duels, celle du milieu. Et elle s'annonçait mal pour le PSG. Les vents contraires ne l'ont pas empêché de gagner en appliquant sa philosophie de jeu. Et de gagner sereinement.

Thiago Motta, Zlatan Ibrahimovic et Angel Di Maria (PSG) sur la pelouse de Chelsea

C'est ce qui m'a le plus marqué : cette sérénité. À un an d'intervalle, les Parisiens avaient une attitude bien différente au moment de passer devant la presse pour quitter le stade. Ce n'était pas le même scénario de match, certes. Mais j'ai vu quasiment les mêmes joueurs si euphoriques l'an dernier, et tellement sûrs de leur force cette année, que ça ne peut pas se résumer à ça.

Le PSG n'a pas encore passé cet écueil des quarts de finale où il a échoué systématiquement ces trois dernières années. Sa progression appelle évidemment une concrétisation, celle d'une première accession dans le dernier carré de la Ligue des champions sous l'ère QSI. Mais je suis convaincu qu'il a déjà grandi. Et qu'il y a toujours moins d'équipes plus grande que lui.

Le facteur chance : éviter le Barça

Mais il en restera au moins une, selon toutes vraisemblances. Si Arsenal ne réalise pas l'un des exploits les plus retentissants de l'histoire de l'épreuve, le Barça fera partie des adversaires potentiels du PSG en quart de finale. Il l'était déjà avant le tirage des huitièmes de finale, mais Paris avait hérité de Chelsea. Et je pense qu'il a eu de la chance ce jour-là, même si le club londonien n'était pas un bon tirage non plus, de ne pas tomber sur Messi et sa bande d'artistes.

Ça peut paraître réducteur de dire que l'avenir du PSG en Ligue des champions dépendra en grande partie du facteur chance. Mais c'est un enseignement positif à mon sens. Parce que j'imaginais que la chance, c'était non seulement de tirer la bonne boule, ou plutôt de ne pas tirer la mauvaise, mais aussi de pouvoir compter sur toutes ses forces vives le jour J. Gagner à Londres avec un milieu aussi amoindri, ça en dit long sur le niveau atteint par le PSG.

Laurent Blanc et Guus Hiddink après Chelsea - PSG en Ligue des champioons le 9 mars 2016

Paris doit rester lui-même. Et il a prouvé à Stamford Bridge que ça pouvait le mener loin. Pour aller plus loin, il doit désormais croiser les doigts pour ne pas tomber sur ce Barça qui lui a coupé la route des demi-finales deux fois lors des fois dernières saisons. Mais après ce que ce PSG a fait à Londres, je suis convaincu que d'autres clubs croisent eux-aussi les doigts pour ne pas avoir à l'affronter. Chelsea peut en témoigner.

0 commentaire
Vous lisez :