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Ligue des champions, Arsenal – Barça (0-2) : Face à la MSN, Laurent Koscielny a tenu son rang

Face à la MSN, Koscielny a tenu son rang

Le 24/02/2016 à 00:30

LIGUE DES CHAMPIONS - Défait sur sa pelouse en huitième de finale aller de la Ligue des champions face au Barça (0-2), Arsenal a longtemps résisté aux Catalans. Grâce notamment à la solidité et la justesse de Laurent Koscielny. Le défenseur français, particulièrement bon dans ses interventions, a limité l'impact de la MSN. Jusqu'à ce que Lionel Messi entre en scène.

Laurent Koscielny n'a pas à rougir. Contre le Barça et malgré la défaite d'Arsenal à l'Emirates en huitième de finale aller de la Ligue des champions (0-2), le défenseur français a livré une performance extrêmement solide. Opposé au trio infernal Messi-Suarez-Neymar, le Tricolore a fait régner l'ordre dans sa zone. Il n'est fautif sur aucun des deux buts et n'a pas concédé le penalty qui a permis au club catalan de doubler la mise en fin de rencontre (83e). Si son partenaire en défense centrale, Per Mertesacker, avait connu le même niveau de concentration pendant 90 minutes, Arsenal n'aurait peut-être pas perdu avec deux buts d'écart.

Impeccable dans les duels

"Je pense que Laurent Koscielny est le meilleur défenseur de Premier League", a récemment déclaré Rio Ferdinand. L'ancien défenseur de Manchester United sait de quoi il parle et la prestation européenne du Français contre les Blaugrana vient ajouter de l'eau à son moulin. Contre le Barça, l'ancien Lorientais a mis en exergue ses qualités. Dans les duels, le natif de Tulle a évolué sans complexe face à la MSN. Neymar, Messi et Suarez lui ont souvent mis la pression. Mais il a toujours su garder son calme même quand Lionel Messi lui a collé un petit pont somptueux à quelques encablures de la fin de la première période.

Imprenable dans les duels, le joueur des Bleus a également régné dans les airs. Face aux petits gabarits catalans, il a imposé sa loi sans jamais souffrir. Luis Saurez a souvent tenté de le défier dans l'axe, mais l'Uruguayen s'est cassé les dents la plupart du temps. Comme son équipe en première période, le patron de l'arrière garde d'Arsenal n'a rien laissé passer. Et c'est surement pour cela que le Barça n'a pas cadré un tir en première période. Une première depuis novembre 2013 et un duel face à l'Ajax.

Une maigre consolation

Quand ses partenaires ont commencé à montrer des signes de fatigue et de souffrance physique, Laurent Koscielny a maintenu le cap sans sourciller. Il a tenté de rameuter ses troupes, de donner l'exemple. Mais quand le Barça accélère, il n'y a rien à faire. Le placement irréprochable du Tricolore et la meilleure volonté du monde n'aurait pas suffi face au génie distillé par Lionel Messi. L'Argentin, pas toujours brillant mercredi soir, a préféré s'amuser avec Per Mertesacker en seconde période. L'Allemand, qui fêtait son 200e match sous les couleurs d'Arsenal, a complètement craqué en fin de partie en effectuant une relance grotesque dans la surface (82e). Une erreur qui a provoqué le penalty du 2-0 (83e).

Un manque de rigueur qu'Arsène Wenger a regretté après la rencontre : "Si nous avions gardé notre discipline durant toute la rencontre, nous aurions probablement obtenu un autre résultat". Laurent Koscielny y a pourtant mis les ingrédients. Guy Stéphan, l'adjoint de Didier Deschamps, a assisté à la rencontre et aura certainement noté l'implication et la rigueur défensive du Londonien à quelques mois de l'Euro. Comme en 2011 lorsqu'il avait croisé la route du Barça en huitième de finale, Laurent Koscielny a offert le meilleur de ce qu'il pouvait donner dans un grand rendez-vous européen. Mais encore une fois, cela n'a pas suffi.

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