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Tirage au sort : Vu d'Europe, le dernier carré est unanime (et le PSG en fera partie)

Vu d'Europe, le dernier carré est unanime (et le PSG en fera partie)

Le 18/03/2016 à 18:17

LIGUE DES CHAMPIONS – Après le tirage au sort des quarts de finale, nous avons sondé nos confrères européens des différents bureaux d'Eurosport pour connaitre leur sentiment et leurs pronostics. Tous imaginent le trio Barça-Real-Bayern au rendez-vous des demies. Avec le PSG pour l'accompagner.

Invités à donner la composition de leur dernier carré, nos confrères allemand, anglais, espagnol, italien et russe ont tous donné le même quatuor : Barça, Real, Bayern et PSG. Pour eux, c'est limpide. Dans le détail, voici comment ils voient ces quatre duels.

PSG – MANCHESTER CITY

Si Twitter s'est amusé du "Cheik Clasico", tous nos camarades européens, ou presque, sont d'accord pour dire que le duel des nouveaux riches a de bonnes chances de tourner à l'avantage du Paris Saint-Germain. Seul Adrian Garcia reste prudent. "C'est peut-être le quart de finale le plus intéressant parce qu'on ne sait pas encore tout à fait l'exact potentiel et les limites des deux équipes en Ligue des champions."

Pour le reste, avantage Paris, très clairement. "Il y a encore deux ans, explique ainsi Toby Keel, d'Eurosport Angleterre, j'aurais considéré ça comme un bon tirage pour City. Mais aujourd'hui, peu de gens considèrent que City va se qualifier ici, en Angleterre. Le PSG inspire du respect. Pas de crainte, mais beaucoup de respect, oui."

"Le PSG d'Ibrahimovic a enfin une énorme chance de se qualifier pour les demi-finales, note de son côté Stefano Dolci. City a les joueurs nécessaires pour franchir cet obstacle, mais le contexte n'est pas idéal et je ne suis pas sûr que tout le monde tire dans le même sens." "La seule bonne nouvelle, relève quand même Toby Keel, c'est que le PSG est une équipe joueuse. Cela convient mieux à City que l'Atlético en termes de style." Mais son pronostic reste sans équivoque : "pour moi, c'est du 70-30 pour Paris."

Thiago Motta, Zlatan Ibrahimovic et Angel Di Maria (PSG) sur la pelouse de Chelsea

Thiago Motta, Zlatan Ibrahimovic et Angel Di Maria (PSG) sur la pelouse de ChelseaPanoramic

WOLFSBURG – REAL MADRID

Le géant de Castille contre Wolfsburg ? Autant dire que nos confrères européens sont unanimes : le Real est bien loti. "Un match facile pour l'équipe de Zidane", tranche, sûr de lui, Adrian Garcia, notre confrère espagnol d'eurosport.es.

"C'est un super tirage pour le Real, acquiesce Stefano Dolci, du site Eurosport.it. Il se retrouve face à l'équipe qui possède le moins de talents à sa disposition et qui, en plus, manque d'expérience."

Vu d'Allemagne, le constat est le même. "Le pourcentage de chances de Wolfsburg de se qualifier ? 1%, pas plus, sourit Florian Bogner, d'Eurosport Allemagne. Si vous comparez poste par poste le Real et Wolfsburg, pas un duel ne virera à l'avantage du VfL. Le départ de De Bruyne à City n'a pas été compensé. Avec lui, ils étaient meilleurs en contre-attaque, sur coup de pied arrêté et l'équipe était globalement plus complète. Puis c'est une équipe très faible à l'extérieur. A domicile, elle n'a perdu que contre le Bayern et Dortmund, mais en déplacement, Wolfsburg n'a gagné que cinq matches cette saison. Ce sera compliqué à Bernabeu."

Julian Draxler (Wolfsburg)

Julian Draxler (Wolfsburg)AFP

FC BARCELONE – ATLETICO MADRID

Le choc 100% espagnol entre le tenant du titre et le finaliste 2014, passé à une poignée de secondes du titre. Pas un cadeau pour l'Atlético, évidemment, qui a décroché la timbale. Personne n'envisage une élimination du Barça, mais tout le monde s'accorde à reconnaître que l'Atléti est en mesure de représenter une contrariété, à l'image d'Igor Zelenytsin, d'Eurosport Russie : "L'Atlético n'a concédé que 12 buts cette saison en Liga et l'équipe de Simeone est peut-être la seule à pouvoir réellement gêner Barcelone. Cela dit, 4 de ses 12 buts viennent de la MSN. Le Barça passera.. L'Atlético peut les freiner, pas les stopper."

Il y a deux ans, pourtant, c'est bien face aux Colchoneros que le FC Barcelone avait échoué en quarts de finale. "C'est un remake intéressant", juge Stefano Dolci, pas convaincu que le Barça soit ravi de recroiser le fer avec les Rojiblancos. "Ils ont le style parfait pour compliquer la vie de Messi et Cie. Une organisation défensive impeccable, et la grinta de Simeone". "Mais, rappelle le local de l'étape Adrian Garcia, depuis le quart de finale de 2014, Luis Enrique a toujours pris le dessus sur Diego Simeone."

Diego Simeone

Diego SimeoneImago

BAYERN MUNICH - BENFICA

Considéré sur le papier comme le principal concurrent du FC Barcelone, le Bayern Munich partira largement favori de son duel avec le Benfica Lisbonne. "Comme le Real, mais à un degré moindre, c'est un tirage idéal pour le Bayern", estime pour sa part Stefano Dolci.

Adrian Garcia va même plus loin. Pour lui, c'est le "quart de finale le plus déséquilibré". Plus encore que le Real-Wolfsburg, donc. "Pep, bienvenue en demi-finales", conclut même Igor Zelenytsin. Non, vraiment, personne ne croit aux chances du Benfica, même en Russie, dont le dernier représentant, le Zénith Saint-Petersbourg, vient d'être éliminé par le prestigieux club portugais.

Jonas (Benfica) échappe à Witsel (Zenit Saint-Pétersbourg)

Jonas (Benfica) échappe à Witsel (Zenit Saint-Pétersbourg)AFP

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