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La correction infligée au Barça, l'acte de naissance du PSG post-Ibrahimovic

L'acte de naissance du PSG post-Ibrahimovic

Le 15/02/2017 à 10:22Mis à jour Le 15/02/2017 à 15:08

LIGUE DES CHAMPIONS - Avec un onze largement rajeuni et des recrues stars à la hauteur de l'investissement consenti par QSI pour les enrôler, le PSG a signé face au Barça (4-0) son match le plus abouti depuis la prise de pouvoir des Qataris. De quoi donner tout son sens à la nouvelle direction prise par Paris depuis un an et demi.

C'est à la fois un formidable accomplissement et un point de départ plein de promesses. Le PSG qui a éparpillé le Barça porte en lui quelque chose de nouveau. Privé d'Ibrahimovic, sa principale tête de gondole durant quatre ans, de Thiago Silva, blessé, et Thiago Motta, suspendu, Paris a dicté sa loi grâce à un onze de jeunots et de 25 ans de moyenne d'âge. Grâce à un Kimpembe bizuth en Ligue des champions devenu patron d'une arrière-garde qui a maîtrisé avec une immense maturité la redoutable MSN. Grâce à Adrien Rabiot, flamboyant relanceur et impitoyable sentinelle, fossoyeur d'un milieu catalan dépassé par son activité.

Les symboles Kimpembe et Rabiot

Deux jeunes du cru qui marchent sur les références barcelonaises, le plan de QSI a pris tout son sens. A quelques heures près, Paris dévorait les Blaugranas avec une équipe sans trentenaire… mais Cavani fêtait son anniversaire mardi soir. L'après Ibrahimovic a démarré ce mardi soir. Le faire-part a de l'allure et l'ère qu'il ouvre est pleine de promesses. Maxwell sur le banc de touche, il ne restait que l'indémodable Blaise Matuidi, l'indispensable Marco Verratti et l'inévitable Edinson Cavani dans le onze de départ parmi les incontournables de l'ère Ibrahimovic à Paris.

Adrien Rabiot (PSG) au milieu des joueurs du Barça

Adrien Rabiot (PSG) au milieu des joueurs du BarçaAFP

Di Maria et Draxler : des millions qui rapportent

Si les jeunes ont tenu leur rang, les autres ont justifié les gros investissements consentis par les Qataris depuis un an et demi. Di Maria n'est pas venu à Paris pour donner le tournis aux défenses de Lorient, Montpellier ou Guingamp. Si le PSG a mis 60 millions d'euros sur la table, c'est pour qu'il lui fasse franchir un palier en Ligue des champions. Bingo ! L'Argentin fut l'homme de ce 8e de finale aller. Même chose pour Draxler, arrivé à Paris contre 38 millions d'euros cet hiver. Les deux têtes d'affiche du recrutement parisien ont, eux aussi, donné du sens au cap fixé par QSI depuis plusieurs mois.

Il indique le dernier carré de la Ligue des champions pour marquer une progression. Paris n'en est pas encore là. Mais cette soirée ouvre des perspectives insoupçonnées jusque-là. Le PSG peut aller au bout de ses idées. Il l'a prouvé avec brio. Il n'a encore rien gagné. Mais après avoir planté son drapeau sur son plus haut sommet, la vue est forcément nettement plus dégagée.

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