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Real Madrid - Bayern Munich - L'antisèche : Un tel sommet ne méritait pas de telles injustices

L'antisèche : Un tel sommet ne méritait pas de telles injustices

Le 19/04/2017 à 00:31Mis à jour Le 19/04/2017 à 09:26

LIGUE DES CHAMPIONS - Real-Bayern fut une finale avant l'heure, un fantastique quart de finale. Mais deux erreurs d'arbitrage ont fait basculer la rencontre et ont jeté un voile sur la soirée.

Le jeu : Une finale avant l'heure

Ce fut un sommet du jeu. Un régal absolu entre deux équipes qui ont joué sans calculer, qui se sont livrées comme si leur vie en dépendait. Lors des 20 premières minutes, le Bayern a montré qu'il était venu à Santiago-Bernabeu pour marcher sur le Real. Les Allemands ont poussé leurs hôtes à jouer sur le reculoir, ce qui n'est pas un mince exploit. Le Real a existé sur des contres joués rapidement dans le dos d'une arrière-garde parfois lourde et mieux fini la première période. Après la 50e minute, Madrid a bien failli boire la tasse mais l'expulsion injuste de Vidal (84e) a fait basculer le rapport de force. C'est alors le Bayern qui a reculé et il n'a pas fallu longtemps au Real pour en profiter.

FC Bayern vs Real Madrid - Jerome Boateng

FC Bayern vs Real Madrid - Jerome BoatengGetty Images

Les joueurs : Marcelo était partout, CR7 au rendez-vous

Dans cette constellation de stars, ce n'est pas la plus attendue qui a ébloui le Stade Santiago-Bernabeu. Marcelo a été tout bonnement le plus galactique des madrilènes, impeccable pour couper les transmissions défensivement et se muant presque en numéro 10 pour porter l'estocade finale et achever le Bayern de sa passe décisive pour le triplé de Ronaldo. L'attaquant portugais n'a bien sûr pas été en reste, auteur d'un triplé en 33 minutes et à la conclusion des occasions les plus dangereuses du Real. Comme toujours dans les moments qui comptent. Autre grosse satisfaction pour Zinedine Zidane, Carvajal a lui aussi été à la hauteur.

Les joueurs français présents au coup d'envoi ne pourront pas en dire autant. Karim Benzema a été totalement transparent avant d'être remplacé peu après l'heure de jeu par Asensio, dernier buteur de la soirée. Pour le Bayern, Franck Ribéry a tenté mais s'est montré inefficace et peu inspiré. Les latéraux bavarois Alaba et Lahm ont complètement pris le bouillon tant dans leur camp qu'en comparaison de l'apport offensif de leurs adversaires directs. Heureusement, la charnière Hummels et Boateng a longtemps tenu l'arrière-garde de Munich avec brio et à propos. Mention spéciale pour Hummels, tout juste de retour de blessure, et impérial une fois passé la 20e minute de jeu.

Cristiano Ronaldo und Marcelo feiern ein Tor gegen Bayern München

Cristiano Ronaldo und Marcelo feiern ein Tor gegen Bayern MünchenGetty Images

La stat : 7

Le Real s'est qualifié pour sa septième demi-finale de suite de Ligue des champions. C'est un record en C1, jusque-là codétenu avec le rival honni barcelonais (6). Un signe de plus de la constance des Merengue au plus haut niveau européen.

La déclaration : Carlo Ancelotti

" Je sais que dans le football ça peut arriver, mais pas une série d'erreurs comme ça. "

Le tweet qui résume tout

La question : L'arbitrage a-t-il faussé la rencontre ?

Oui. Sans conteste. Le score est finalement large et dessine une qualification logique du Real Madrid. Mais il faut se pencher sur le scénario de la rencontre pour y déceler deux faits majeurs, deux tournants décisifs. Alors que le Bayern semblait prendre le dessus sur le Real, l'expulsion injuste de Vidal pour un tacle tout à fait correct sur Asensio a redistribué les cartes (84e). Vingt minutes après, Cristiano Ronaldo inscrivait son deuxième but entaché d'une position de hors-jeu indiscutable.

C'est le tournant de cette rencontre, le but qui a mis le Bayern hors d'état de nuire. La dernière réalisation de Ronaldo est, elle aussi, inscrite en position de hors-jeu mais son influence n'est pas la même dans l'histoire de ce quart de finale. Ces erreurs à répétition laissent un goût amer en bouche. Ce sommet ne devait pas se jouer sur deux erreurs aussi grossières. Le Real et le Bayern auraient dû se départager à la régulière. Le spectacle, aussi immense soit-il, ressort entaché de deux flagrantes injustices. Elles ont réduit à néant les efforts bavarois et jeté un voile sur la qualification des Merengue. Ni les uns, ni les autres ne méritaient un telle issue.

Loris BELIN et Martin MOSNIER

Carlo Ancelotti en compagnie des arbitres

Carlo Ancelotti en compagnie des arbitresGetty Images

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