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Ligue des Champions : Bourreau de Monaco, l'attaquant du Besiktas Cenk Tosun fait frémir l'Europe

Bourreau de Monaco, l'attaquant du Besiktas Cenk Tosun fait frémir l'Europe
Par AFP

Le 01/11/2017 à 00:44

LIGUE DES CHAMPIONS - Bourreau des Monégasques au stade Louis II le 17 octobre dernier, l'attaquant international turc Cenk Tosun s'est imposé à force de persévérance comme l'atout offensif numéro un du Besiktas Istanbul, où il a longtemps joué les seconds couteaux, et suscite désormais l'appétit en Europe.

Le secret de sa forme actuelle ? "Travailler, beaucoup", répond sobrement Tosun, "à la fois le collectif et l'individuel, et je cherche à combler mes points faibles". Transféré de Gaziantep à Besiktas en 2014, Tosun a dû batailler pour s'imposer dans un club qui l'a d'abord considéré comme la doublure de ses vedettes: Demba Ba en 2014, Mario Gomez en 2015, Vincent Aboubakar en 2016 et Alvaro Negredo cette saison. Acceptant sa place, Tosun se tait et apprend: "J'ai gagné beaucoup d'expérience en jouant aux côtés de Demba Ba et Mario Gomez", dira-t-il. La saison 2016/17 est celle où il prend son envol : meilleur buteur du club avec 24 buts, il s'impose dans le 11 de départ. Il n'a ni la vivacité d'un Messi, ni la classe d'un Ronaldo. Mais Tosun est un attaquant complet, diablement efficace dans les neuf mètres. Puissant et technique, il est adroit des deux pieds et de la tête: un poison pour les défenseurs.

Le père de Tosun lui passait des cassettes de Batistuta

Tosun est profondément influencé par le style de jeu de Gabriel Batistuta: lorsqu'il était enfant, son père, qui gère aujourd'hui sa carrière, le faisait asseoir devant la télévision et lui passait des cassettes des plus belles actions de "Batigol". Ce même père lui interdisait régulièrement de tirer du pied droit pour améliorer le reste. Résultat: Tosun a marqué cette saison trois buts en Ligue des champions, un du droit (contre Porto), un de la tête et le dernier du gauche (contre Monaco).

Né de parents turcs à Wetzlar, en Allemagne, Tosun fait ses premières armes pro à l'Eintracht Francfort, avant de rejoindre Gaziantep en 2011. Tosun fait partie d'une génération de joueurs nés à l'étranger qui choisissent d'évoluer sous le drapeau turc, comme Hakan Calhanoglu (né en Allemagne) et Emre Mor (né au Danemark). Il est aujourd'hui un joueur clé de la "Milli Takim" (23 matches/8 buts). L'autre idole de Tosun, fan de NBA, est Michael Jordan. Pour lui rendre hommage, il porte le numéro 23, le même qu'arborait la légende des Bulls de Chicago, refusant le 9 proposé par Besiktas. En Turquie, l'attaquant est affectueusement surnommé "Tosun Pacha", en référence à une comédie populaire des années 1970. Malgré sa bonne forme en Ligue des champions, Tosun peine à décoller en championnat, avec quatre petits buts en neuf rencontres. Il reste toutefois l'as de Besiktas cette saison, Negredo n'ayant ouvert son compteur que le week-end dernier.

Son club, dont la situation financière est délicate, aura du mal à le garder si un acheteur sérieux se présente pendant la trêve hivernale. Ce dont se passerait bien Tosun : "Je suis un supporter de Besiktas depuis mon enfance. Je n'ai pas envie de partir. Pas maintenant".

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