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Ligue des champions : L'Europe part à l'assaut du Real Madrid… et de l'Espagne

L'Europe part à l'assaut du Real Madrid… et de l'Espagne

Le 11/09/2017 à 21:44Mis à jour Le 12/09/2017 à 16:15

LIGUE DES CHAMPIONS - Maître incontesté de la Ligue des champions ces deux dernières saisons, le Real Madrid est la tête de pont d’une Espagne qui fait la pluie et le beau temps sur la C1 depuis bientôt une décennie. L’édition 2017/2018 sera-t-elle du même acabit ? Pour une fois, le doute est permis.

Le palmarès depuis 2009

Après l'Angleterre, dont la régularité à placer trois représentants dans le dernier carré époustouflait l'Europe entière, l'Espagne a mis la main sur la Coupe aux Grandes Oreilles. Depuis 2009, la Liga s'est imposée à six reprises, sur neuf finales possibles. Et reste sur quatre succès de rang, dont trois pour le Real Madrid.

L'ère ibère

Cette appropriation de la Ligue des champions est, dans l'histoire, exceptionnelle à bien des égards. Pour une raison simple. Mis à part le Real Madrid à une époque où la C1 voyait le jour (5 succès de suite), les Pays-Bas (4 succès entre 1970 et 1973, un pour Feyenoord, trois pour le Bayern) et l'impériale Angleterre qui gagnait la Coupe des champions tous les ans, quel que soit son représentant entre 1977 et 1982, cette domination ibère est exceptionnelle. Car elle intervient, aussi, sous la forme moderne de la Ligue des champions. Celle qui fait la place belle et nette aux clubs les plus puissants et non plus les seuls champions nationaux. Plus près de nous, même la surpuissante Italie des années 90 n'avait pas écrasé la grande coupe d'Europe dans de telles proportions.

Victoires en C1 par pays

1. Espagne 17
2. Angleterre 12
". Italie "
4. Allemagne 7
5. Pays-Bas 6
6. Portugal 4
". Ecosse 1
". France 1
Roumanie 1
". Serbie (Yougoslavie) 1
Sergio Ramos

Sergio RamosGetty Images

Alors, la passe de trois ? Ce serait une première depuis plus de quatre décennies et l'ère du Bayern, qui s'était étendue du 1974 à 1976 avec un point final douloureux pour le football français. Dire que ce serait un exploit immense n'est pas galvaudé. Assurer que, sur le papier, le Real en a les armes, non plus. Parce que si l'Espagne semble conjoncturellement moins puissante, le "FC Zidane" n'est pas amoindri. Au contraire.

Il aura face à lui un Bayern Munich qui n'a plus goûté à la finale depuis 2013, une éternité. Une Juventus Turin qui n'en peut plus des finales perdues. Des nouveaux riches, comme Manchester City et, un Paris Saint-Germain dont les dents rayent le parquet. Ce PSG est condamné à faire mieux que l'an dernier - évidemment - et que les précédentes éditions. Bref, la Ligue des champions 2017/2018 n’est toujours pas ouverte au tout-venant mais elle est probablement moins fermée qu’elle en a l’air.

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