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Ligue des champions : Monaco s'incline lourdement à domicile contre Porto (0-3)

Monaco est déjà au pied du mur

Le 26/09/2017 à 22:28Mis à jour Le 26/09/2017 à 22:57

LIGUE DES CHAMPIONS - L'AS Monaco a concédé mercredi soir une défaite inattendue mais méritée contre le FC Porto (0-3). Vincent Aboubakar a profité de son retour en France pour signer un doublé. Après son nul contre Leipzig il y a deux semaines, le club français ne compte qu'un point après deux matches dans cette phase de poules. Les hommes de Leonardo Jardim sont déjà en grande difficulté.

Qu'elle semble loin cette demi-finale face à la Juventus Turin en mai dernier. Qu'ils semblent loin les 8es de finale de la Ligue des champions en février prochain. Ce mardi, l'AS Monaco a chuté face à Porto (0-3) sur un doublé de Vincent Aboubakar (31e, 69e) et un but de Layin (89e) sans qu'il n'y ait rien à redire. Un score qui rappellera les souvenirs douloureux de la finale 2004. La manière est inquiétante, le bilan comptable est angoissant. Le Besiktas s'est imposé face au RB Leipzig (2-0) et les Turcs comptent déjà 6 points. Dernier de son groupe, Monaco aura une obligation de résultats à Istanbul et vu la qualité de jeu des champions de France, Leonardo Jardim pourrait encore perdre les quelques cheveux qui lui restent sur le crâne.

Personne n'a reconnu la flamboyante ASM qui se régale en Ligue 1. Porto lui a proposé un projet de jeu simple, combat et contres assassins, sans génie mais avec une impitoyable discipline. Monaco n'a jamais pu se dépêtrer des combattants de Sergio Conceicao. Hormis une frappe trop molle de Falcao (5e) et une transversale du même Colombien (71e), les hommes de Leonardo Jardim n'ont pas su se montrer menaçants. La faute à une liaison technique très faible entre le milieu et les deux pointes. Adama Diakhaby, qui a eu tout faux durant 45 minutes, a sa part de responsabilités.

Porto mort de faim

L'ancien Rennais aurait pu ouvrir la marque sans un contrôle raté (30e). Sur l'action suivante, Vincent Aboubakar a fusillé en deux temps un Diego Benaglio livré à lui-même. Le remplaçant de Subasic fut sans doute le Monégasque le plus inspiré de la soirée. Mais il n'a rien pu sur la seconde réalisation d'Aboubakar (0-2, 69e) sur une merveille de contre lancé par un Brahimi lumineux. Une combinaison éclair qui a laissé sur place un Kamil Glik dépassé par les évènements.

Curieusement fébrile, l'arrière garde princière a encore étalé sa lenteur sur l'action du troisième but. Incapable de repousser le danger, elle a laissé Benaglio repoussé trois fois le danger avant la frappe imparable de Layun (0-3, 89e). Il n'y avait une classe mais un gouffre d'écart encore des Portugais morts de faim et des Monégasques complétement dépassés. Il ne faut sans doute pas les enterrer mais cette leçon est particulièrement alarmante. Les recrues sont beaucoup trop tendres. Les couloirs n'apportent plus de surnombre. Falcao n'a pas trouvé son compère idéal en attaque. Et les espaces entre les lignes sont énormes. Voilà comment Monaco a concédé leur première défaite à domicile en phase de poules depuis 2000. Alors oui, c’est inquiétant.

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