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Manchester City - Napoli : le foot en folie

City - Napoli : le foot en folie

Le 16/10/2017 à 23:27Mis à jour Le 17/10/2017 à 15:59

LIGUE DES CHAMPIONS – Le choc de cette 3e journée de Ligue des champions verra s’affronter le Manchester City de Pep Guardiola au Napoli de Maurizio Sarri (20h45). Deux formations qui pratiquent un football offensif et se disputent le titre honorifique de "plus belle" équipe de l’année. A juste titre.

La beauté est subjective. Certes. Mais certaines beautés sautent tellement aux yeux qu’il est difficile de leur résister. Il en va de même en sport. On peut ne pas aimer certaines équipes, certains sportifs. Mais, une fois sur le terrain, le charme fait le reste. Et, si vous êtes amoureux du sport en question, impossible de rester de marbre.

Impossible de rester de marbre en effet face à Manchester City et le Napoli qui s’affrontent ce mardi en Ligue des champions (20h45). L’équipe de Pep Guardiola et Maurizio Sarri enchantent les amoureux de football depuis le début de saison. Jeu léché et offensif basé sur la possession, buts à la pelle et joueurs qui n’en finissent plus de progresser : voilà ce qui caractérise les deux formations. C’est bien simple, les deux dominent le classement des attaques de leur championnat respectif et planent au sommet des équipes les plus prolifiques d’Europe aux côtés du PSG. Zoom sur les forces en présence avant un match qui promet d’être explosif.

City - Napoli : deux équipes offensives aux stats exceptionnelles

A City, des ailes en or et un milieu de velours

Pep Guardiola n’est pas si buté qu’on veut le faire croire. Il aime que son équipe ait le ballon et sache quoi en faire. C’est une base. Mais résumer Manchester City à une copie du tiki-taka du grand Barcelone de l’époque serait mensonger. Car le style Guardiola a évolué en fonction des équipes à sa disposition. A la faveur d’un mercato dépensier et concentré sur l’achat de joueurs de couloirs, le Catalan s’est offert un effectif à sa guise et pu mettre en place sa révolution tactique, plus limitée qu’il n’y paraît la saison passée. Si le 4-3-3 semble des plus classiques sur le papier, l’animation des Citizens est bien plus complexe.

Avec des latéraux positionnés très haut mais rentrant dans le cœur du jeu, la préparation des actions mancuniennes passe d’abord par les centraux qui n’hésitent pas à progresser ballon au pied pour créer le décalage si le seul milieu en pointe basse, à savoir Fernandinho, n’offre pas un bon choix de passe. En relayeurs, Kevin De Bruyne et David Silva touchent bien plus de ballons que par le passé. Ce sont eux les cerveaux du jeu mancunien, cherchant fréquemment la création de triangles pour ressortir proprement le ballon. La qualité technique de ces deux milieux et leur capacité à casser des lignes sur une passe rend le jeu de City ultra-vertical.

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Des failles existent

Devant, les appels profonds de Sterling et Sané permettent à City de gagner de l’espace et encore plus de vitesse une fois le décalage créé. Face à une équipe de Stoke, certes complètement dépassée ce samedi (7-2), les mouvements permanents de ses ailiers combinés à la fiabilité technique du onze de départ ont permis des séquences de jeu dingues, avec tous les joueurs mancuniens impliqués et une finition laser, notamment sur le but de Raheem Sterling.

Ajoutez-y le talent individuel de certains, à même de changer le cours du match sur une action (Agüero, Kevin De Bruyne, Gabriel Jesus) et vous aurez un panorama complet de la dangerosité de cette équipe. Mais si, offensivement, tout est (presque) parfait, les lacunes défensives existent. Ou plutôt des risques. Car défensivement, le pressing demandé par Pep Guardiola est intense. Face à des équipes limitées techniquement, cela paye et la récupération haute permet une projection encore plus rapide, à l’image du but de Sané samedi sur un caviar de De Bruyne. A l’inverse, si une équipe parvient à sortir le ballon proprement et casser le pressing mancunien, il y a de l’espace et donc danger. Les contre-attaques napolitaines de mardi pourraient ainsi s’annoncer dévastatrices.

Au Napoli, la mobilité comme credo

Car si le City de Guardiola et le Napoli de Sarri disposent de nombreuses similitudes, notamment au niveau de la sortie de ballon, il y existe quand même des différences, inhérentes au profil des joueurs disponibles. Disposé en 4-3-3, Naples présente peut-être moins de garantie technique sur le papier (encore que) mais compense par une mobilité accrue. Dès la première relance, tous les joueurs sont concernés par l’idée de le ressortir au mieux. Mertens, par exemple, n’hésite pas à décrocher pour permettre une déviation, un décalage à même de remettre le Napoli dans le bon sens.

Là aussi, les centraux n’hésitent pas à porter le ballon pour mieux servir des milieux censés s’intercaler dans les intervalles. Devant, les profils d’ailiers diffèrent de ceux de City. Alors que Sané et Sterling excellent dans leur rôle de provocateurs et joueurs de profondeurs, Insigne et Callejon sont plus créatifs et brillent par leur capacité à rentrer à l’intérieur. La classique d’Insigne (frappe enroulée du droit après être rentré à l’intérieur du terrain) en est le symbole parfait. Pour le reste, quand vous avez un Mertens aussi décisif et inspiré que ces derniers mois, difficile de ne pas conclure les actions.

Vous l’aurez compris, Pep Guardiola et Maurizio Sarri doivent se gratter la tête sur un problème majeur : il n’y aura qu’un ballon sur le terrain mardi. Et la lutte pour le gagner devrait être sanglante. Pour le plus grand bonheur des amoureux de foot.

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