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Tebas sur le PSG : "Si l'UEFA ne fait rien, on ira devant l'Union européenne"

Tebas insiste sur le PSG : "Si l'UEFA ne fait rien, on ira devant l'Union européenne"

Le 14/11/2017 à 14:47Mis à jour Le 14/11/2017 à 14:55

LIGA - Deux semaines après sa sortie remarquée dans les colonnes de l'Equipe, le président de la Ligue de football professionnel espagnole, Javier Tebas, a de nouveau critiqué le PSG et Manchester City, qu'il accuse de violer les règles du fair-play financier. Et menace même d'aller exposer le cas des deux clubs devant l'Union européenne.

Javier Tebas a un combat dans la vie : faire tomber le PSG et Manchester City, qu'il accuse de fausser la concurrence européenne en gonflant artificiellement leurs revenus. Pour ceux qui en doutaient encore, le président de la Ligue de football professionnel espagnole l'a confirmé ce mardi, à l'occasion d'un déjeuner organisé par Europa Press en présence de plusieurs politiques et dirigeants du football espagnol.

"Nous avons dénoncé le PSG et Manchester City, a-t-il rappelé devant plus de 300 personnes. Nous sommes transparents : ce n'est pas un problème lié à Neymar. J'ai eu une réunion avec Nasser (Al-Khelaïfi) en mars et je lui avais dit qu'on le dénoncerait pour violation du fair-play financier. Le PSG reçoit des millions de l'office de tourisme du Qatar, qui sert de partenaire pour ne pas avoir de pertes. City, dans une moindre mesure, fait la même chose. Ce sont les clubs qui ont le plus recruté ces dernières années. Je suis convaincu qu'ils trichent. Et si l'UEFA ne fait rien, nous devrons porter le problème devant l'Union européenne".

Javier Tebas estime aussi que l'attitude du PSG sur le dernier marché des transferts a produit "un effet inflationniste" sur le prix des autres joueurs et pense que "les clubs qui ne trichent pas (sous-entendu comme le PSG) auront du mal à rester compétitifs". Une nouvelle sortie médiatique qui ne devrait pas faire plaisir aux instances françaises. Selon l'Equipe, Noël Le Graët avait en effet fait savoir le mois dernier à son homologue de la fédération espagnole (Juan Luis Larrea) qu'il n'hésiterait pas à attaquer Tebas si ce dernier continuait à critiquer ouvertement le PSG. La présidente de la LFP, Nathalie Boy de la Tour, aurait elle écrit au président de l'UEFA pour qu'il rappelle à la Liga "son devoir de réserve vis-à-vis des clubs professionnels français" et "utilise un niveau de langage digne, ne nuisant pas à l'image que notre sport se doit de véhiculer". Visiblement, Javier Tebas n'a guère été sensible à ces mises en garde.

Dans la lignée de ses précédentes sorties

Depuis l'été dernier et le mercato dépensier du PSG, Javier Tebas accuse le club parisien de tricher économiquement et de "pisser" sur le fair-play financier. Terme qu'il a lui-même employé en septembre dernier, lors d'une conférence à Manchester : "Nous les avons surpris en train de pisser dans la piscine. Neymar pissait depuis le plongeoir. C'est inacceptable". Mais au-delà du cas Neymar, Tebas reproche dont au PSG de gonfler ses revenus via des contrats de sponsoring surévalués avec des entreprises du Qatar, ce que dénonce d'ailleurs également en France Jean-Michel Aulas, pour ne citer que lui.

Vidéo - Tebas : "J'avais dit à Nasser Al-Khelaïfi que je l'attaquerai sur le fair-play financier"

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"Au PSG, les revenus du sponsoring sont liés au Qatar, directement ou indirectement, et sont supérieurs à ceux de Manchester United... Le PSG continue de tricher économiquement", pestait ainsi Tebas dans , le 30 octobre dernier, avant de s'offrir une comparaison osée : "Si le PSG va en finale de la Ligue des champions et qu'il est ensuite sanctionné, cela se fera au préjudice d'autres équipes. Celles que Paris aura éliminées seront lésées. (...) Quand un cycliste est convaincu de dopage, il est immédiatement exclu de la course".

Déjà sanctionné par l'UEFA en 2014, le PSG fait l'objet d'une enquête de l'instance européenne depuis début septembre. , le club parisien serait optimiste et confiant quant à sa capacité à générer de nouveaux revenus (à hauteur de 80 millions) pour compenser ses récentes dépenses pharaoniques et rentrer dans les clous du fair-play financier.

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