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L'OM éliminé de la Ligue Europa, un mal pour un bien ?


Par Eurosport
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Dernière mise à jour Le 23/11/2012 à 10:10 -
Par Eurosport - Le 23/11/2012 à 10:10
Battu par Fenerbahçe, l'OM a quitté la scène européenne avec des regrets mais sans rancœur. La compétition a été utile pour Elie Baup et la gestion de son groupe. Son absence dans les prochains mois pourrait aussi être vue comme une bonne nouvelle.

Marseille a perdu et est éliminé de la Ligue Europa, mais la crise est encore bien loin pour le club olympien. Après la défaite au Vélodrome contre Fenerbahçe (0-1), Elie Baup a davantage souligné les bienfaits de cette aventure européenne que fustigé la performance de ses joueurs. "Je regrette que ça s'arrête, mais elle nous a permis d'avancer en termes d'effectif", a déclaré le coach phocéen. Si les Marseillais ont eu leur chance, qu'ils ont laissé passer à plusieurs reprises, la C3 a pu servir pour l'ensemble du groupe. "Elle nous a permis au début de prendre le rythme, d'être rapidement dans la compétition. Dans un deuxième temps comme aujourd'hui, elle a permis de voir des jeunes joueurs qui n'ont pas du tout démérité. Pour le futur, c'est intéressant", positive Baup.

Après un mercato estival qui a eu pour conséquence de restreindre son effectif, l'OM doit s'appuyer davantage sur les pensionnaires de son centre de formation. Leur intégration a été facilitée par la présence de matches supplémentaires avec la Ligue Europa. Sans pour autant que l'équipe soit pénalisée en championnat d'un manque d'expérience. "La Coupe d'Europe nous aura permis aussi de relancer des joueurs avec du temps de jeu pour Diawara et Barton", souligne également l'entraîneur marseillais. Le premier, blessé, et le second, suspendu en Ligue 1, ont réellement mis à profit les rencontres européennes pour soigner leur condition physique et les automatismes avec leurs partenaires.

Les yeux rivés sur le championnat

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Cette absence dans les coupes européennes pourrait aussi être synonyme de bouffée d'air frais pour Marseille. L'enchaînement de semaines avec deux rendez-vous à gérer est devenu délicat pour Elie Baup, confronté aux blessures et suspensions. Face à Fenerbahçe, il a encore dû composer avec les absences. Rod Fanni et Lucas Mendes ont été associés pour la première fois en défense centrale. L'ancien Rennais, qui pouvait espérer se fixer sur le côté droit, a dû pallier une absence dans l'axe, suite au forfait de Nicolas Nkoulou. Florian Raspentino n'a lui pas vraiment prouvé qu'il pouvait être une solution viable dans le secteur offensif, où les blessés s'accumulent depuis quelques semaines.

A l'image de la défaite à Bordeaux dimanche dernier (1-0), l'étroitesse de l'effectif olympien a un impact sur les résultats. Même s'il reste encore une journée de Ligue Europa, sans enjeu, à Limassol, les Phocéens pourront se consacrer pleinement au championnat, déjà prioritaire depuis le début de saison. D'autant plus qu'ils entrent "dans une période, jusqu'à la trêve, où les points sont importants. On doit se bagarrer avec toutes les équipes de tête pour rester au plus près ou sur le podium", juge Elie Baup. Et pour cause, les réceptions de Lille puis Lyon se présentent en l'espace de quatre jours, avec l'occasion de reprendre la tête de la Ligue 1 ou de chuter jusqu'à la huitième place.

Une habitude française

Le regard d'Elie Baup vis-à-vis de cette élimination n'est pas pour autant une exception au niveau français. Au contraire. Chaque saison, le sujet revient sur la table. Bordeaux ou Lille ont connu cette situation ces dernières années, où le championnat prend le pas sur la Ligue Europa. La C3 est moins rentable que la C1 et regagner sa place européenne pour la saison suivante devient plus important financièrement qu'aller loin  dans l'édition présente. Les moyens plus réduits pour les clubs de l'Hexagone que pour leurs proches voisins européens (excepté le PSG mais pas l'OM) sont la raison la plus souvent avancée, mais pas forcément la seule. Et c'est le coefficient UEFA de la France qui en pâtit.