Jeudi, Hugo Lloris a foulé la pelouse de White Hart Lane pour la première fois. Cantonné à un rôle de doublure depuis son transfert vers Tottenham, l'ancien Lyonnais a pu porter son nouveau maillot frappé du numéro 25 face à la Lazio lors de la première journée de la Ligue Europa. Il n'a pas eu la chance de goûter aux joies de la victoire mais n'a pas encaissé de but non plus (0-0). Il faut dire que les Biancocelesti étaient surtout venus chercher le nul.
Face à des visiteurs avant tout décidés à protéger leur surface, Hugo Lloris a vécu une première période en grande partie très tranquille. Le Français a juste dû se montrer vigilant sur les contres emmenés par l'esseulé Klose. Il est bien sorti dans les pieds de l'Allemand à droite de son but (4e) puis l'a suffisamment perturbé pour l'empêcher de reprendre au point de penalty (12e). Dominateurs au niveau de la possession de balle mais souvent sans percussion dans leurs attaques excepté pour le virevoltant Lennon, les Spurs ont cru trouver la faille sur une tête de Dempsey mais le but de l'Américain a été refusé pour un hors-jeu peu évident (22e). Mais l'essentiel était peut-être ailleurs. "J'avais envie de jouer, s'est-il réjoui. Ça me permet d'avoir un peu de temps de jeu dans cette période d'adaptation, de découvrir ce stade et mes nouveaux coéquipiers".
Le pied gauche, pas le droit...
Hugo Lloris a tout de même connu une belle frayeur quand la Lazio est sortie de sa moitié de terrain peu avant la pause et que Gonzalez a placé une reprise de 20 mètres sur sa transversale (41e). Cette alerte a au moins permis au gardien des Bleus de vibrer un peu dans un match sans grande intensité. Hormis quelques prises de balles aériennes ou des relances au pied, il n'a d'ailleurs pas eu à s'employer par la suite. Au fil de la rencontre, il a ainsi pu peaufiner son entente avec ses défenseurs, pas forcément emprunts à le servir sur son pied gauche. Dans les dernières secondes le portier a aussi croisé l'ex-Bordelais Ciani et Ederson, passé de Lyon à la Lazio mais toujours prêt à soutenir son ancien coéquipier. "On connaît les qualités d'Hugo. C'est un très bon gardien et il est doté d'un excellent mental, a assuré le Brésilien au micro de BeIn Sport après le match. Il va travailler pour s'imposer".
Pour son premier match, Lloris n'a pas déçu son entraîneur André Villas-Boas. Il n'a pas non plus fait trembler son concurrent Brad Friedel, tranquillement assis en tribunes aux côtés de Kaboul et qui remettra très certainement les gants lors du prochain match de championnat. Devant cette situation nouvelle pour lui, Lloris veut, de son côté, rester serein. "Il y a un peu de tout et de n'importe quoi dans cette histoire, a commenté le portier à l'issue de cette première sortie. Lorsqu'on arrive dans un nouveau pays, il faut faire ses preuves. J'ai un statut mais je dois d'abord montrer mes qualités comme j'ai pu le faire à Lyon et en équipe de France".
Mais le capitaine des Bleus se montre résolument confiant pour l'avenir. "Je pense qu'il y a une petite période d'adaptation. Tout le monde en tient compte. Moi, je ne me pose pas 36 questions, a-t-il assuré. Tottenham est venu me chercher à Lyon car il y a un avenir, un projet dans ce club. Je pense que j'en fais partie. J'espère avoir plus de temps de jeu". Et pourquoi pas inverser la hiérarchie tôt ou tard. "Ce n'est jamais évident d'arriver alors que la saison a déjà commencé, dans une équipe qui fonctionne bien. Les choix appartiennent à l'entraîneur mais je suis ici pour un bousculer les choses, promet-il. Tout est clair avec le coach. Ça se passe très bien avec les autres gardiens. Il y avoir beaucoup de matches. Il y aura certainement d'autres occasions de jouer".
AFP