Marseille s'est qualifié sans trembler pour le barrage de la Ligue Europa en dominant (3-0) les Turcs d'Eskisehirspor, jeudi en match retour du 3e tour préliminaire. Délocalisée au stade Parsemain de Fos-sur-Mer, le Vélodrome étant en travaux, la rencontre a été prise par le bon bout par des Marseillais beaucoup plus en jambes qu'une semaine plus tôt en Anatolie. C'est André Ayew qui a lancé et mené le club phocéen vers le succès en ouvrant rapidement le score (7e) et en le concluant, une fois l'heure de jeu passé (66e). Sa prestation, ainsi que celle D'André-Pierre Gignac, auteur d'un splendide deuxième but (36e), ont certainement rassuré un public marseillais contraint de faire face à un été de restriction, faute de liquidités disponibles, sur le marché des transferts.
L'OM, dans la même composition qu'à l'aller, n'a jamais eu grand-chose à craindre des Turcs - présents en coupe d'Europe uniquement grâce à la suspension du Besiktas Istanbul - volontaires mais tactiquement inférieurs. Et seul le puissant attaquant Nuhiu, bien appuyé par le tonitruant Alper Potuk, aura secoué l'arrière-garde phocéenne tout au long de la rencontre. La rencontre aurait cependant pu prendre une toute autre tournure si l'arbitre avait sifflé un penalty, après une action litigieuse de Fanni sur le Franco-Sénégalais Diomansy Kamara (35e).
Marseille, qui disputera le barrage fin août (23 et 30), n'a donc plus qu'un dernier obstacle à franchir avant d'accéder à la phase de poules de cette édition 2013 de la Ligue Europa, un objectif a minima pour une équipe qui disputait encore la saison dernière un quart de finale de Ligue des champions. Ce dernier tour de qualification, l'OM le fera sans Benoit Cheyrou, expulsé - après avoir reçu deux cartons jaunes en l'espace de deux minutes - pour avoir pris part à une échauffourée après une faute de Jordan Ayew sur Gücer. "Les joueurs ont fait preuve de solidarité. La mentalité au niveau collectif, au niveau de la récupération du ballon même à dix a été bonne. Tout le monde a fait des efforts. Dans la dynamique collective, dans l'état d'esprit, il y a cette envie de faire les choses ensemble, même s'il y a des choses à améliorer", a pour sa part conclu Elip Baup.
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AFP
























