Peu connu en France, Jonathan Biabiany est en train de se faire un nom en Italie sous les couleurs de Parme. Même si la formation d'Emilie-Romagne joue le maintien cette saison, son jeune attaquant-ailier de 21 ans, "exter comme on dit là-bas" précise-t-il, est devenu l'un des joueurs les plus sollicités du club et a attiré la curiosité du Calcio en ouvrant son compteur en Serie A grâce à un doublé contre le Genoa cet automne. "On va dire que je plais beaucoup à l'entraîneur", reconnaît celui qui a même bouché les trous comme arrière droit. "Je n'ai pas trop à me plaindre."
Ses trois buts dans l'un des championnats les plus fermés ont naturellement convaincu Erick Mombaerts, qui l'a rappelé après l'avoir fait débuter en Espoirs, à Malte en octobre. "On ne le connaît pas bien encore, mais on ne l'a pas pris sur catalogue, plaisante le sélectionneur. On a découvert un garçon qui a l'état d'esprit approprié, qui a eu plaisir à rejoindre les Espoirs alors qu'il a quitté la France depuis longtemps. Il a amené sa fraîcheur, sa disponibilité. Et comme il a été formé en Italie, il a aussi une culture tactique."
Un parcours difficile
Car Biabiany a profité d'un concours de circonstances pour quitter son club formateur du Blanc-Mesnil à 15 ans et franchir les Alpes. "Un recruteur de l'Inter devait superviser un match du Red Star, raconte-t-il. Comme il avait deux heures d'avance et qu'il n'avait rien à faire, il est venu voir mon match." Son équipe perd, mais Biabiany inscrit quatre buts... et décroche illico un essai concluant chez les Nerazzurri, où il sera cornaqué par Figo, qui lui dédicace ses gestes technique lors des matches!
Après trois ans en équipes de jeunes, ce supporteur invétéré de Thierry Henry et d'Arsenal entame une valse des prêts qui va le mener à Parme en passant par le Chievo Verone ou Modène, où il inscrit neuf buts en 53 matches de Serie B. "A l'Inter, j'étais barré, alors j'ai demandé à être prêté, souligne-t-il avec humour. Bon, je connais tout le nord de l'Italie maintenant et il m'arrive d'oublier des mots en français!" "Je suis parti sans regret dans un club qui me voulait vraiment", poursuit celui dont l'essai à l'INF (Institut national du football) ne s'est pas révélé concluant. "A chaque fois que je faisais un test dans un club français, il trouvait toujours qu'il me manquait quelque chose."
"On va apprendre à me connaître"
"Ici, on travaille plus sur la tactique et ils ont cette grinta", compare le joueur qui, jusqu'en 2015, appartient pour moitié à Parme, qui vient de recruter son jeune frère, et pour moitié à l'Inter, où il ne désespère pas de percer avant de partir en Espagne ou en Angleterre. "Son parcours difficile l'honore", admire encore Mombaerts, qui est allé en Italie pour le rencontrer. "Aujourd'hui, le profil autoroute n'est plus la norme et on se rend compte que certains se construisent dans la difficulté." "On ne me connaît pas bien ici car je n'y ai pas été formé. Ce n'est pas grave, maintenant que je suis avec les Espoirs, on va apprendre à me connaître", juge-t-il. A condition cependant qu'il apprenne à composer avec une santé fragile, qui a déjà provoqué chez lui plusieurs pubalgies handicapantes.
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Non sérieux johncena au départ le but c'était de se faire passer pour lui, pas de dire un truc qu'il aurait jamais dit. fallait rester simple, dire qu'on allait partir pour toujours par exemple, ou dire des trucs totalement absurdes sur le foot en faisant des fautes deLe 02/03/2010 à 23:25
johncena, moi, bastogoal, larsen, taximan
et les autres je sais pasLe 02/03/2010 à 23:19