AFP

A quelques mois de l'Euro, les champions du monde ont quelques doutes

A quelques mois de l'Euro, les champions du monde ont quelques doutes

Mis à jourLe 25/03/2016 à 14:50

Publiéle 25/03/2016 à 14:47

Mis à jourLe 25/03/2016 à 14:50

Publiéle 25/03/2016 à 14:47

Article de Glenn Ceillier
Dans cet article

MATCHES AMICAUX - Avant de défier l'Angleterre en amical et à trois mois de l'Euro, l'Allemagne n'a pas autant de certitudes qu'elle le voudrait. Malgré son statut de championne du monde, la Mannschaft a des doutes à lever.

Douter n'est pas vraiment une habitude allemande. Mais à quelques mois de l'Euro 2016, Joachim Löw et ses hommes ont quelques nuages à faire disparaitre. Depuis son sacre à la Coupe du monde 2014, la Mannschaft n'a pas été la machine à gagner qui avait l'habitude de survoler ses qualifications européenne ou mondiale. Les champions du monde, battus à deux reprises (en Pologne et à Dublin), ont terminé de justesse à la première place de leur groupe pour décrocher leur billet à l'Euro.

Dans l’ensemble, leurs sorties n'ont pas été aussi convaincantes. Il y a bien entendu quelques raisons à cette année "difficile" comme l'avoue Löw. Il n'est pas évident de se replonger dans des qualifications après s'être installés sur le toit du monde. Ils ont en plus été affaiblis par les blessures et les retraites internationales (Lahm, Klose et Mertesacker).

Il ne faut bien entendu pas sous-estimer le cœur d'un champion, qui sait maintenant comment aller au bout. Mais pour mettre fin à vingt ans de disette continentale en décrochant un quatrième titre à l'Euro à Paris et s'offrir un doublé Mondial-Euro, les Allemands ont encore du pain sur la planche et doivent commencer à gommer leurs défauts, lors de ces deux matches amicaux contre l'Angleterre ce samedi puis l'Italie dans trois jours. En attaque mais aussi en défense.

Thomas Müller, l'attaquant de l'Allemagne, lors du match amical en France, le 13 novembre 2015, au Stade de France.
Thomas Müller, l'attaquant de l'Allemagne, lors du match amical en France, le 13 novembre 2015, au Stade de France. - Panoramic

Une attaque qui manque d'un tueur

Miroslav Klose n'est plus là. Et comme par hasard, l'Allemagne a rencontré quelques soucis d'efficacité offensive depuis son sacre mondial. Elle a manqué de réalisme, de cette capacité à tuer une rencontre, cet atout qui l'avait rendue si redoutable. La Mannschaft "est pour l'instant comme un boxeur qui donne beaucoup de coups mais aucun capable d'infliger assez tôt un K.-O. Et c'est évidemment frustrant", a reconnu Joachim Löw.

S'il joue souvent avec un faux neuf comme Thomas Müller et Mario Götze, le sélectionneur allemand a d’ailleurs rappelé Mario Gomez. Laissé de côté pour le Mondial 2014, l'avant-centre, qui a retrouvé ses sensations avec Besiktas, est revenu en sélection en novembre dernier. Il pourrait débuter face aux Anglais. Reste à savoir s'il peut aider à résoudre les soucis offensifs allemands.

Mario Gomez avec la Mannschaft
Mario Gomez avec la Mannschaft - Imago

Une défense qui tangue sur les ailes

La défense pose aussi quelques soucis à Joachim Löw. Pas dans l'axe. Jérome Boateng, actuellement blessé mais qui doit revenir mi-avril, doit composer la charnière avec Mats Hummels. Mais sur les côtés, c'est une autre histoire. A gauche mais surtout à droite, personne n'est devenu incontournable depuis la retraite de Lahm et avec les blessures de Benedikt Höwedes. A l'image d'Hector régulièrement aligné à gauche, les Ginter, Rüdiger, Can et autre Rudy n'apportent pas la même assurance quand ils sont amenés à jouer dans ces couloirs. Et le jeu de l’Allemagne s’en ressent.

Matthias Ginter sous les couleurs de l'Allemagne
Matthias Ginter sous les couleurs de l'Allemagne - Imago

Des leaders en questions

Des leaders, l'Allemagne n'en manque pas. De son gardien (Manuel Neuer) à son attaque (Müller, Götze, Ozil…) en passant par son milieu (Khedira) et sa défense (Hummels, Boateng), la Mannschaft possède des joueurs d'expérience et de talent, habitués aux joutes internationales. Mais certains cas et non des moindres laissent songeur. On pense notamment à Bastian Schweinsteiger.

Leader de l'Allemagne au Brésil, le milieu connait une saison difficile à Manchester United et s'est encore blessé au genou mercredi. Sans lui et son leadership, l'Allemagne de Löw a moins de certitudes. L'état de forme de Mario Götze, longtemps absent pour blessure et qui joue très peu avec le Bayern depuis son retour, laisse aussi perplexe nombre d'observateurs. Ces deux matches amicaux de prestige devraient permettre à Joachim Löw d'y voir un peu plus clair.

0 commentaire
Vous lisez :