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Ambiance timide, dispositif draconien : le Stade de France n'a pas oublié

Ambiance timide, dispositif draconien : le Stade de France n'a pas oublié

Mis à jourLe 29/03/2016 à 22:31

Publiéle 29/03/2016 à 22:04

Mis à jourLe 29/03/2016 à 22:31

Publiéle 29/03/2016 à 22:04

Article de Martin Mosnier
Dans cet article

FRANCE - RUSSIE - Pour le retour des Bleus au Stade de France après les attentats du 13 novembre, l’ambiance d’avant-match était très étrange. Reportage dans et autour d'une enceinte encore marquée par les événements.

Un parvis clairsemé, une ambiance timide et des supporters plus silencieux qu’à l’accoutumée, le 13 novembre était dans toutes les têtes ce mardi avant France-Russie. Quatre mois après les attentats qui ont endeuillé la France, l’ambiance était forcément particulière pour le retour des Bleus à Saint-Denis. Pas de chant de supporters, pas de regroupement devant les portes d’entrée. "Je ne préfère pas trop traîner dans les allées", a réagi Eric, supporter des Bleus depuis toujours et habitué au Stade de France. "C’est bête mais c’est compliqué de se sentir en sécurité après ce qu’il s’est passé."

Le parvis du Stade de France avant France - Russie
Le parvis du Stade de France avant France - Russie - Panoramic

Pourtant, pour se rendre sur le parvis, il fallait montrer patte blanche : palpations et fouilles des sacs avant même d’entrer dans l’enceinte du Stade de France. Même chose pour les automobilistes. Chaque voiture a été passée au peigne fin avec contrôle du coffre et de la boîte à gants. Le dispositif draconien et ce double filtrage inédit n'ont pas perturbé pas les habitués des Bleus : "C’est le strict minimum", a continué Eric.

" On n’a pas peur"

"Il y a 18 points d'entrée dans le stade qui ont fait l'objet d'une vigilance extrêmement importante", a indiqué le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve de passage en zone mixte avant le coup d’envoi. "Il faut savoir qu'il y a 1200 agents de sécurité accompagnés de 575 policiers et gendarmes qui assurent la sécurisation de cette manifestation, à la fois à l'extérieur et au moment de l'entrée dans le stade."

Malgré tout, Fabien a préféré venir sans ses deux fils : "J’ai longtemps hésité mais je n’ai pas pris de risque. Le souvenir est encore frais." "100% de précaution ne veut pas dire risque zéro", a rappelé Cazeneuve. C’est sans doute aussi pour cela que le Stade de France n’a pas fait le plein (65 000 spectateurs). Bonnet et écharpe aux couleurs de l’équipe de France, Mohamed fut l’un des rares à tenter de lancer quelques chants avant le coup d’envoi : "Ecris sur ton site qu’on n’a pas peur. Il faut qu’ils le sachent."

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