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Bleus - Lacazette, Laporte, Ben Arfa : Rien n'est fermé mais, pour eux, l'Euro s'éloigne

Lacazette, Laporte, Ben Arfa : Rien n'est fermé mais, pour eux, l'Euro s'éloigne

Mis à jourLe 17/03/2016 à 17:03

Publiéle 17/03/2016 à 17:03

Mis à jourLe 17/03/2016 à 17:03

Publiéle 17/03/2016 à 17:03

Article de Martin Mosnier
Dans cet article

BLEUS – Mathieu Valbuena, Hatem Ben Arfa, Aymeric Laporte, Samuel Umtiti ou Alexandre Lacazette n'ont pas été retenus par Didier Deschamps pour les deux matches amicaux aux Pays-Bas (25 mars) et face à la Russie (29 mars). L'Euro n’a jamais été aussi loin pour les déçus de ce jeudi. Voici pourquoi.

C'était la liste avant LA liste et s'il vaut mieux être dans la seconde que dans la première, ceux qui n'ont pas été convoqués pour la double confrontation amicale face aux Pays-Bas et à la Russie ont vu leur cote s'effondrer sur la route de l'Euro. "Rien n'est définitif mais il y a une tendance importante", a prévenu Deschamps ce jeudi en conférence de presse.

Un léger coup d'œil dans le rétroviseur ne donnera pas du baume au cœur aux déçus. Avant sa liste finale pour le Mondial brésilien, Didier Deschamps avait déjà livré sa dernière sélection pour une rencontre amicale face aux Pays-Bas (victoire 2-0). L'intégralité des 24 appelés pour le match de mars figureront dans la liste finale des 23 de Deschamps… sauf Dimitri Payet. Seules les blessures de Ribéry, Grenier et Mandanda permettront à Ruffier, Schneiderlin et Cabella de prendre le bon wagon sur le gong.

Umtiti, Laporte, Rabiot : Ça sent mauvais

Samuel Umtiti, qui a tout de même reçu sa première pré-convocation, Aymeric Laporte, Adrien Rabiot n'ont toujours pas été appelés et, sauf hécatombe, l'Euro semble désormais inaccessible pour eux. Les Bleus ne sont pas à l'abri d'une trajectoire météorite à la Franck Ribéry en 2006. Le portrait-robot de la surprise de dernière minute épouse les contours d'un joueur offensif à la trajectoire ascendante. C'est sans doute Ousmane Dembélé qui possède le profil le plus idoine pour finir par s'imposer comme une évidence en cas de fin de championnat monstrueuse. Mais les places sont tellement chères en attaque que tout ceci reste extrêmement hypothétique.

Samuel Umtiti avec Lyon lors de la saison 2015/2016
Samuel Umtiti avec Lyon lors de la saison 2015/2016 - Panoramic

Areola, Lacazette, Ben Arfa, Kurzawa : Le message est clair

Pour ceux qui ont déjà fréquenté Clairefontaine depuis la prise de pouvoir de Deschamps mais qui n'ont pas eu ses faveurs ce jeudi (Areola, Lacazette, Ben Arfa, Mangala, Kurzawa, Perrin, Guilavogui, Kondogbia), l'Euro est plus loin encore et l'annonce de jeudi est un véritable coup de massue. Parce qu'ils n'ont pas le profil de la surprise de dernière minute et que leur absence dessine fatalement un décrochage dans la hiérarchie. Le coup est sans doute le plus rude pour Lacazette. En l'absence de Benzema, le Lyonnais avait de vraies raisons de croire en ses chances. Mais il figure désormais en quatrième position dans la hiérarchie des avant-centres derrière Benzema, Giroud… et Gignac. Or Deschamps n'en prendra que deux pour l'Euro.

Alexandre Lacazette face à l'Albanie avec les Bleus
Alexandre Lacazette face à l'Albanie avec les Bleus - AFP

Valbuena : Un cas à part

Le cas de Valbuena est particulier. Deschamps a pointé les blessures du Lyonnais et son manque de temps de jeu pour justifier son absence : "Son dernier match remonte à un mois." Mais le poids de Valbuena est tel dans le parcours des Bleus depuis la prise de fonction de Didier Deschamps qu'il lui suffirait de retrouver sa place et d'aligner quelques bonnes performances pour séduire Deschamps. A moins que le sélectionneur se cache derrière l'excuse des blessures pour ne pas pointer les questions qui fâchent et notamment comment le groupe tricolore l'accueillerait après l'affaire de la sextape.

Griezmann, Benzema, Matuidi, Sakho et Valbuena à l'entrainement des Bleus
Griezmann, Benzema, Matuidi, Sakho et Valbuena à l'entrainement des Bleus - AFP

L'exception Fekir

S’il existe un absent pour lequel l’espoir est encore permis, il s’agit de Nabil Fekir. Parce que son profil est atypique et parce qu'il a tapé dans l'œil de Didier Deschamps. Le Lyonnais a encore toutes les cartes en main. Son absence face aux Pays-Bas et à la Russie ne s'explique que par ses délais de convalescence. "Je n'ai pas fait une croix sur lui", a rappelé le sélectionneur. Son retour est prévu en avril. S'il retrouve son niveau avant le 12 mai, Deschamps, qui est resté prudent sur le sujet ce jeudi, ne se posera pas la question de sa sélection deux fois même si, pour le moment, elle n'est pas encore d'actualité.

Nabil Fekir et Geoffrey Kondogbia lors du premier entraînement des Bleus
Nabil Fekir et Geoffrey Kondogbia lors du premier entraînement des Bleus - AFP
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