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Des belles promesses... et quelques maladresses pour des Bleus tenus en échec par l'Allemagne (2-2)

Des belles promesses... quand même

Le 14/11/2017 à 22:47Mis à jour Le 15/11/2017 à 07:27

MATCH AMICAL - Au terme d'une prestation globalement convaincante, l'équipe de France a concédé le match nul à Cologne face à l'Allemagne (2-2), après avoir menée deux fois au score. Alexandre Lacazette a inscrit un doublé, Anthony Martial s'est illustré mais la Mannschaft a finalement conservé sa série d'invincibilité sur le fil.

Un match ne se termine qu'au coup de sifflet final. C'est la leçon à retenir de cet Allemagne - France. Alors que les hommes de Didier Deschamps se dirigeaient vers une quatrième victoire de rang outre-Rhin après 1996, 2003 et 2012, les champions du monde sont parvenus à arracher le match nul (2-2) dans les tous derniers instants de la rencontre, mardi soir devant leur public de Cologne. Auteurs d'une belle prestation, les Français ont payé très cher l'un de leur rare moment d'inattention de la soirée. Mais la copie rendue a été de bonne facture, notamment dans l'animation offensive.

Le bourreau des Bleus se nomme Lars Stindl. Auteur du but égalisateur à la 93e minute, le joueur du Borussia Mönchengladbach a permis à une Mannschaft branchée sur courant alternatif d'arracher un nul loin d'être illogique. Mieux entrés dans le second acte, les hommes de Joachim Löw auraient même pu mener au score si Toni Kroos n'avait pas vu son coup franc être repoussé par la barre, puis la main droite de Steve Mandanda (71e). Les coéquipiers de Sami Khedira avaient avant cela profité de leur temps fort pour égaliser après le retour des vestiaires grâce à Timo Werner (56e).

Des Bleus aux deux visages

Du côté des Bleus, c'est Alexandre Lacazette qui a particulièrement brillé. En l'absence d'Olivier Giroud, blessé et forfait, l'attaquant d'Arsenal devait marquer les esprits et montrer qu'il avait l'étoffe pour être un titulaire à part entière dans cette équipe de France. Et c'est exactement ce qu'il a fait en ouvrant le score (33e), avant de s'offrir un doublé à la 71e minute. A cologne, l'ancien lyonnais a marqué des points et inscrit son premier but avec le maillot bleu depuis le 29 mars 2015. C'était sa soirée.

Avant d'imposer ce final crève-cœur pour les Bleus, cet Allemagne - France a proposé une rencontre rythmée et dans l'ensemble plutôt agréable à regarder. Malgré le résultat final, décevant au regard de la physionomie de la rencontre, il va constituer un point de départ positif pour des Bleus qui auront à disputer un sprint de mars à juin avant d'attaquer la Coupe du monde en Russie. Surtout, Didier Deschamps a pu s'apercevoir des défauts de son groupe. Dominatrice et bien en place lors du premier acte, l'équipe de France a ensuite trop reculé au point de se déséquilibrer quand elle a perdu le ballon en jouant en contre. Pas assez bien tenu par Christophe Jallet, le côté droit a constitué un talon d'Achille évident. Que l'Allemagne n'a pas manqué d'exploiter.

Les éclairs de Martial, la complémentarité relative de Rabiot et Tolisso

Disposés en 4-3-3 avec un Antoine Griezmann laissé sur le banc, après un passage réussi mais perfectible en 4-4-2 face au pays de Galles (2-0), les Bleus ont manqué de continuité dans l'ensemble malgré quelques éclairs offensifs signés par Anthony Martial. Très bon pour combiner avec Lacazette, faire des différences balles au pied, provoquer et même tenter sa chance (Trapp avait sorti sa frappe à la 58e), le joueur de Manchester United a encore quelques défauts à régler dans les moments clés d'une rencontre, là où avoir du sang-froid est le plus important. En témoigne sa balle de 1-3 gâchée à la 89e minute après un moment de flottement qui a profité à un Kevin Trapp très sollicité mardi soir.

Le côté double-face des Bleus a également été la conséquence d'un entrejeu qui a manqué de coordination. Souvent en train de se marcher dessus, Adrien Rabiot et Corentin Tolisso ont symbolisé ce manque de contrôle. Si l'ancien Lyonnais a apporté offensivement, sa copie défensive, notamment dans le deuxième acte, a été moins réjouissante. Le constat est encore plus dur pour Adrien Rabiot, qui n'a pas rempli son rôle de 6 à fond. Les Bleus ont donc des devoirs de vacances. D'ici le mois de mars, de l'eau aura coulé sous les ponts. Les défauts d'aujourd'hui devront devenir les armes de demain.

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