Quand il posera le pied à Clairefontaine, lundi, avec Espagne – France en ligne de mire (16 octobre), Olivier Giroud mesurera la différence avec ses sensations d’il y a un mois. Avant le premier rendez-vous officiel de l’ère Deschamps, le meilleur buteur en titre de la L1 traînait une blessure musculaire qui allait le priver de Finlande – France, et il courait encore après son premier but sous le maillot d’Arsenal. Ce dimanche, Giroud a gagné Paris le cœur léger, pour une séance photo avec son équipementier, Puma, qui vient de le prolonger, avant d’honorer le rendez-vous fixé par le sélectionneur. Son but à West Ham (1-3), le premier en championnat, samedi, aura eu le mérite d’écarter un sujet de discussion qui commençait à lui peser.
"Ce premier but, c'est quelque chose. Quelque part je suis libéré d’un poids, nous a-t-il confié à Paris. Maintenant c'est fait, c'est bien de plus en parler. On commençait à dire un peu n'importe quoi. Je savais que même Thierry Henry avait mis neuf matches avant de marquer son premier but, Denis Bergkamp, qui est une légende aussi à Arsenal, avait mis sept matches. Les gens sont parfois un peu impatients et injustes, mais ça ne m'a pas trop affecté. J'ai gardé confiance, je me suis concentré sur le travail. Et j'espère qu'il y aura beaucoup de buts par la suite."
"J'avais déjà été décisif"
Giroud assure que les autres s’inquiétaient finalement plus que lui. "Je n'avais pas plus d'inquiétude que ça car j'avais déjà été décisif en faisant marquer les autres." Il y avait aussi eu un but en Carling Cup face à Coventry (6-1), mais son impact était inférieur. "C'est bien d'avoir marqué en Premier League, j’attendais ce premier but avec impatience, consent-il. Le championnat a une saveur particulière. En plus, c’est un but où je suis à l'origine de l'action : je fais une passe sur le côté gauche à Podolski. Je sais plus ou moins qu'il va centrer au premier poteau, donc j'essaie d'arriver 'on time' comme on dit. Il me met un très bon ballon et j'arrive à passer devant le défenseur pour marquer."
Trois mois après son arrivée, Giroud assure se sentir totalement intégré à la Premier League. Il parsème déjà son discours de phrases en anglais dans le texte. "Je me suis senti très soutenu. Les Anglais me disaient: 'The goal coming soon, don't worry'." "La Premier League est un championnat très relevé, si ce n'est le plus dur, enchaîne Giroud. Athlétiquement parlant, c'est un combat de tous les instants, dans tous les secteurs de jeu. On ressent bien le fighting spirit. C'est vraiment un autre monde, mais ce n'est que du bonheur. Je pense que j'ai encore une bonne marge de progression. Je veux être plus efficace, tout simplement. Le haut niveau, c'est l'efficacité avant tout. Il faut toujours améliorer ce fameux ratio occasions/buts. Au très haut niveau, tu touches un peu moins de ballons mais il faut bien les négocier pour essayer de les bonifier." Un challenge qu’il va aussi appliquer en équipe de France, où son crédit reste très important, mais où il devra le bonifier avec davantage de buts. En onze apparitions, l’ex-Montpelliérain n’a pour l’instant inscrit qu’un but.
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