La semaine a été parfaite pour Chelsea. Après avoir gagné la Ligue Europa face à Benfica (2-1), les Blues ont validé leur billet pour la phase de poules de la prochaine Ligue des champions en terminant troisième de la Premier League grâce à leur succès sur Everton (2-1). Un but de Fernando Torres (76e) est venu donner la victoire à la formation de Rafael Benitez, qui finit deux points devant Arsenal, vainqueur à Newcastle (0-1) sur un but de Laurent Koscielny. Quatrièmes, les Gunners devront passer par un match de barrage avant de pouvoir éventuellement disputer la C1. Tottenham, vainqueur sur le fil de Sunderland (1-0) grâce à la 21e réalisation de Gareth Bale en championnat, doit se contenter du cinquième rang, synonyme de qualification pour la Ligue Europa.
C'est la seizième fois d'affilée qu'Arsenal se qualifie pour la Ligue des champions. Les hommes d'Arsène Wenger devront toutefois passer par le tour qualificatif à la fin de l'été. Le temps additionnel a été irrespirable à St James'Park pour les supporters des Gunners, qui ont d'ailleurs souffert pendant presque tout le match face à une équipe de Newcastle volontaire malgré l'absence d'enjeu pour elle. Terriblement crispés, les Londoniens n'ont jamais réussi à contrôler le match. Le but de Koscielny, d'un reprise acrobatique de près, après une remise de la tête de Podolski sur un coup franc, a d'ailleurs été leur unique occasion dans le temps réglementaire.
Dans le temps additionnel, Walcott a manqué une énorme occasion, son extérieur du pied échouant sur le poteau, que peu de supporters des Gunners lui auraient pardonné si le dénouement avait été malheureux. Arsenal finit sur une note positive une saison pénible. Les hommes de Wenger ont longtemps été distancés par le quatuor de tête. Dixièmes au classement après la 15e journée, ils avaient sept points de retard sur Tottenham après leur défaite face aux Spurs (2-1), le 3 mars, leur dernière en date. Mais ils ont su réagir dans le sprint final en enchaînant dix matches sans défaite (8 victoires, 2 nuls), sans toutefois jouer toujours un football brillant. Très critiqué en cours de saison, Wenger va pouvoir renforcer son effectif cet été grâce à ce ticket en Ligue des champions, indispensable pour attirer les meilleurs joueurs.
La "der" de Sir Alex
Du côté de Tottenham, la cinquième place est un coup d'arrêt. L'entraîneur André Villas-Boas, malgré un bel effectif tiré par une superstar en pleine éclosion, Gareth Bale (21 buts), a fait moins bien que son prédécesseur Harry Redknapp, quatrième (mais pas qualifié non plus pour la Ligue des champions à cause du titre européen du sixième Chelsea). C'est la troisième fois de suite que les "Spurs" devront se contenter de l'Europa League. Comme l'an passé, ils ont tenu la dragée haute aux meilleurs pendant une grande partie de la saison, mais ont craqué au printemps, perdant 12 points lors des 10 dernières journées. Jamais Tottenham n'a fini devant son voisin du nord de Londres depuis l'arrivée d'Arsène Wenger en Angleterre en 1996.
Chelsea a assuré la troisième place, et évité le tour préliminaire de la Ligue des champions, en battant Everton (2-1) à Stamford Bridge grâce à des buts de Mata et Torres. Faute d'une victoire, Manchester United a offert un festival offensif (5-5) à Alex Ferguson, qui dirigeait sur le terrain de West Bromwich le dernier match de sa carrière longue de 26 ans à la tête des Red Devils, champions pour la vingtième fois.



AFP







































