Football - Premier League
13/03/2008 - 15:45Torres, le porte bonheur

Acheté à prix d'or l'été dernier (37 millions d'euros), Fernando Torres est devenu indispensable à Liverpool. Décisif mardi à San Siro face à l'Inter (0-1) et auteur de deux triplés de suite à Anfield, l'Espagnol ne s'arrête plus de marquer et s'est mis l
On lui donnerait le bon dieu sans concession. Avec sa gueule d'ange, ses tâches de rousseur et sa frimousse d'adolescent, Fernando Torres a plus l'allure et le look d'un premier de la classe que d'un serial buteur. Depuis son arrivée sur les bords de la Mersey, l'Espagnol a pourtant revêtu le costume de tueur des surfaces et n'en finit plus d'éclabousser de toute sa classe les pelouses d"Angleterre et d"Europe. Dernière victime en date, le grand Inter Milan, roi incontestable et incontesté de Serie A, et Julio Cesar qui n'a pu qu'admirer l'enchaînement contrôle - reprise en pivot made by Torres, synonyme d'élimination. Le FC Liverpool est en quart de finale de la Ligue des Champions et le doit en grande partie à son nouvel ange gardien
Acheté à l'Atletico Madrid pour 37 millions d'euros par un Rafael Benitez toujours aussi enclin à renforcer son contingent ibérique, Fernando Torres a pourtant peiné à trouver ses marques. L'ancien idole de Vicente-Calderon a dû s'acclimater au football rugueux de Premier League avant de pouvoir totalement s'exprimer. Auteur de seulement 4 buts lors de ses onze premières sorties, l'international espagnol a par la suite fait parler la poudre. Auteur de 19 buts en championnats il a d'ores et déjà égalé son meilleur total en carrière, signé en Liga lors de la saison 2003-2004. Plus rien ne semble désormais pouvoir résister à celui que le Kop d'Anfield a rebaptisé "The Kid". Pour preuve, il a réussi le tour de force de signer deux triplés d'affilée à Anfield face à Middlesbrough (3-2) et West Ham (4-0) les 23 février et le 5 mars derniers - une première depuis Jack Balmer en 1946 !
Benitez l'a préféré à Owen
La menace Torres offre de nouvelles options aux Reds. Alors que les défenses adverses sont obligées de reconsidérer leurs efforts, Steven Gerrard, l'autre icône de Liverpool, peut profiter d'un regain de liberté pour s'exprimer à plein régime. "Steven a maintenant la liberté qu'il avait comme ailier droit à ses débuts", assure un Rafael Benitez, ravi des performances de son protégé : "Nous sommes vraiment heureux de son adaptation à la Premier League et on attend qu'il marque encore plus de buts. Vingt-six, c'est pas mal mais il peut faire encore plus et cherche à s'améliorer tous les jours." Rafa boit du petit lait. Constamment critiqué en raison des performances une nouvelle fois décevantes de Liverpool en championnat, l'ancien entraîneur de Valence sait que l'on n'est pas près de lui reprocher d'avoir acheté Torres. L'été dernier, il avait le choix entre l'Espagnol et Michael Owen. La décision prise n'était pas la plus populaire, mais assurément la meilleure.
















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