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Présidence de la FIFA - Gianni Infantino élu président de la FIFA

Infantino, ancien bras droit de Platini, devient le nouveau patron de la FIFA

Mis à jourLe 27/02/2016 à 11:31

Publiéle 26/02/2016 à 18:00

Mis à jourLe 27/02/2016 à 11:31

Publiéle 26/02/2016 à 18:00

PRESIDENCE DE LA FIFA - Avec 115 voix obtenues au second tour, Gianni Infantino, secrétaire général de l'UEFA, a été élu ce vendredi président de la FIFA. Il a devancé le Cheikh Slaman (88 voix), le Prince Ali (4 voix) et Jérôme Champagne (aucune voix).

"J'accepte cette élection." Ce sont les premiers mots de Gianni Infantino en tant que nouveau président de la FIFA, le neuvième de l'histoire. Le dirigeant italo-suisse, secrétaire général de l'UEFA, est arrivé vendredi en tête du deuxième tour de l'élection et a devancé avec 115 voix le Cheikh Salman (88 voix), son principal rival. L'ancien bras droit de Michel Platini succède à Sepp Blatter à la tête de l'institution sportive la plus puissante du monde.

Gianni Infantino, qui s'est félicité de ce "grand signe de démocratie", a reçu une ovation chaleureuse de la part des 207 votants du jour au moment où Issa Hayatou, le président intérimaire de la FIFA, a annoncé son nom. L'Italo-Suisse de 45 ans, qui avait déjà devancé d'une courte tête le Cheikh Salman (88 contre 85voix) une heure plus tôt lors du premier tour, est apparu très ému avant de remercier ceux qui lui ont permis de prendre les rênes de la FIFA. Noël Le Graët, le président de la FFF, en fait partie.

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Infantino : "C'est fini maintenant, on doit aller de l'avant" - Eurosport

Sa mission : restaurer l'image de la FIFA

D'entrée, Infantino a annoncé la couleur : il veut mettre fin aux polémiques qui ont agité la fin du mandat de Sepp Blatter ces derniers mois : "Chers amis, je n'arrive pas à exprimer mes sentiments. Nous allons restaurer l'image de la FIFA. Le monde entier respectera la FIFA. La crise est finie. On va à nouveau se concentrer sur ce magnifique jeu qu'est le foot."

Ce polyglotte, qui jongle aisément avec l'anglais, le français, l'allemand, l'espagnol ou l'italien, aura pour mission principale de restaurer l'image et la crédibilité de la FIFA, engluée dans la pire crise de son histoire, sur fond de corruption à grande échelle.

Tout au long de l'après-midi, Gianni Infantino a serré beaucoup de mains dans les allées du Congrès de Zurich. Le juriste italo-suisse a réussi à déjouer les pronostics qui donnaient le Cheikh Salman favori dans la dernière ligne droite de cette élection. Pour convaincre un maximum de votants, il a sillonné la planète ces dernières semaines en visitant 70 pays et en allant à la rencontre de 150 présidents de fédération. Ce travail de sape s'est révélé payant.

"J'ai fait un voyage exceptionnel, qui m'a fait rencontrer beaucoup de gens fantastiques, beaucoup de gens qui aiment le foot, respirent le foot chaque jour, et beaucoup de gens qui méritent que la FIFA soit hautement respectée", a déclaré Gianni Infantino à propos de cette campagne très "sportive." Méconnu du grand public à l'exception de son rôle de maître de cérémonie lors des tirages au sort de la Ligue des champions et de la Ligue Europa, il s'apprête enfin à jouer les premiers rôles. Réputé gros travailleur et homme de dossiers, Infantino dispose de quatre ans devant lui pour mener à bien son programme.

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