Football - Qualification 2010 Europe
30/03/2009 - 09:15Gourcuff: "Un état d'esprit conquérant"

Yoann Gourcuff, milieu offensif des Bleus, revient sur la victoire cruciale des siens en Lituanie (0-1). S'il se félicite de l'état d'esprit affiché, le meneur de jeu bordelais souligne également l'influence grandissante de Franck Ribéry au sein du collectif tricolore.
YOANN GOURCUFF, quel était l'état d'esprit à la fin du match ?
Y.G. : Le coach nous a félicités mais il nous a répété qu'il fallait se concentrer et récupérer en vue de mercredi. L'important dorénavant c'est de souffler. On a fourni beaucoup d'efforts d'autant que la pelouse était en mauvaise état. Nous n'avons que trois jours entre ces deux échéances (ndlr : les deux confrontations face à la Lituanie), il faut donc souffler et se préparer mentalement pour un nouveau gros match.
Est-ce important pour vous d'être décisif comme vous l'avez été ce samedi ?
Y.G. : Si je peux me retrouver à la finition, c'est toujours satisfaisant. Même si c'est avant tout un travail d'équipe. Il faut surtout mettre en valeur la frappe exceptionnelle de Franck Ribéry surtout sur un terrain aussi délicat. C'est intéressant car on s'est créé beaucoup d'occasions en première mi-temps tout en n'en concédant qu'un minimum. De tous les points de vue, il s'agit donc d'une soirée satisfaisante même si nous aurions peut-être pu marquer plus tôt.
Quelle influence a Franck Ribéry aussi bien sur qu'en dehors du terrain ?
Y.G. : Franck a pris un autre statut, il explose littéralement. Il est très important sur le terrain, il prend beaucoup de responsabilités, tente des dribbles en un contre un, il n'hésite jamais à provoquer. En dehors du terrain, il met les gens à l'aise. Il n'hésite pas à chambrer, à mettre une bonne atmosphère dans le groupe. Il a souvent les mots justes.
Avez-vous une complicité particulière sur le terrain ?
Y.G. : Jouer avec lui, pour moi, c'est facile. Il est très vif et très fort. J'essaie de lui donner le ballon dès que possible. On se trouve bien.
Laurent Blanc a affirmé qu'il était content de voir que vous n'aviez pas joué toute la rencontre. Vous sentez-vous fatigué ?
Y.G. : Ça va même si le terrain était catastrophique ce qui fatigue encore plus les organismes. On a quelques jours pour bien récupérer. A ujourd'hui, je suis à 100%.
On a vu une équipe de France avec la volonté de construire. Cela faisait-il partie des consignes de Raymond Domenech ?
IY.G. : Il fallait essayer d'apporter du mouvement, de la disponibilité et rester patient car on sait que la Lituanie est une équipe compacte. On ne voulait pas balancer mais faire tourner en mettant du rythme. On se doutait qu'ils allaient baisser de pied physiquement et que des brèches allaient se créer. On aurait pu faire la différence avant, c'est sûr. Mais le principal est assuré.
Sentiez-vous une tension particulière autour de cette rencontre ?
Y.G. : A chaque match de l'équipe de France, il y a de la pression. Depuis que j'ai débuté contre l'Autriche, j'ai senti beaucoup de pression. Face à la Serbie ou la Roumanie, c'était le cas également : il ya toujours beaucoup d'attentes et de pression. Sur ces matchs-là, on sent un état d'esprit conquérant. Toute l'équipe, tout le staff a envie d'aller à cette Coupe du monde. Donc nous étions forcément heureux à l'issue du match.
Après le but, on a vu tous les joueurs se précipiter sur Alain Boghossian. Quel rôle joue-t-il dans le staff ?
Y.G. : Il apporte son expérience en tant que joueur. Il transmet beaucoup de joie de vivre et de bonne humeur, je l'apprécie beaucoup. Il est complémentaire avec les autres membres du staff.















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