Football - Qualification 2010 Europe
08/10/2008 - 19:45L'heure de Sinama-Pongolle ?

Appelé pour la première fois en équipe de France A, Florent Sinama-Pongolle a pris son mal en patience depuis les Espoirs. En pleine réussite, l'attaquant de l'Atletico Madrid entend aujourd'hui rattraper le temps perdu. Il veut "marquer cette première sélection".
On le croyait perdu. Parti trop tôt de la pouponnière du Havre en 2003, Florent Sinama-Pongolle était allé se faire oublier sur le banc de Liverpool. A Blackburn, l'Angleterre ne lui sourit pas davantage et l'étiquette d'éternel espoir du football français commence à lui peser. Puis changement de cap. En 2006, l'attaquant prend la direction de l'Espagne pour un club moins huppé, le Recreativo Huelva, tout juste promu en Liga. Résultat : il inscrit 12 et 10 buts en deux saisons. "A Liverpool, je n'avais pas assez de temps de jeu. J'ai décidé de partir à Huelva pour être l'attaquant numéro un. C'était un challenge relevé mais qui a fini par payer car me voilà à l'Atletico (Madrid) et ce club me permet de me montrer. Je suis assez régulier depuis Huelva", explique-t-il.
Durant toutes ces années, il n'y a peut-être que Raymond Domenech qui ne l'avait pas oublié alors que la plupart des clubs français le snobait. Pour preuve, le patron des Bleus, qui l'a côtoyé durant trois ans avec les Espoirs, l'avait appelé en équipe de France A' en mars dernier pour affronter le Mali (3-2). Avec un but, une passe et un penalty provoqué, il avait fait taire les sceptiques. "Flo est l'exemple typique d'une carrière tronquée, avec un départ trop rapide à l'étranger (Liverpool), à un moment où il n'était pas mûr pour le faire. Mais il revient à son niveau. Il était champion du monde des moins de 17 ans avec Jean-François Jodar donc il a un potentiel énorme. Ce n'est pas une surprise", disait à l'époque le sélectionneur.
"Marquer cette première sélection"
Sinama-Pongolle a pourtant du être patient avant d'être appelé pour la première fois chez les A. "J'ai trouvé le temps long, un peu, oui, car à Huelva j'étais régulier dans mes perfs, mais on a la chance d'avoir l'embarras du choix pour l'équipe de France. Plus tu as de talent pour la sélection, mieux c'est", avoue-t-il. Henry, Trezeguet, Anelka ou encore Benzema lui ont longtemps barré le chemin. C'est dire s'il profite aujourd'hui de ses premiers pas à Clairefontaine chez les grands. "Arriver en sélection, c'est une chance, parler ma langue, défendre ma nation. Et puis je reviens d'une grosse défaite, alors c'est un bol d'air", se réjouit l'attaquant de l'Atlético, lourdement battu 6-1 par le FC Barcelone, samedi. "Ce match contre Barcelone, c'est un match à oublier, estime-t-il. J'ai eu la chance de ne pas repasser par Madrid, je n'ai pas vu la presse, là-bas...".
Curieusement, il est le premier joueur de la génération 84, sacrée championne du monde des -17 ans en 2001, à être sélectionné chez les A. "C'est dommage, regrette-t-il, car c'était une belle génération qui a vécu une grande aventure, mais beaucoup de choses rentrent en ligne de compte comme le facteur chance, le choix de club, le fait de faire les bonnes décisions. Personnellement, j'ai continué à travailler en me disant que je finirais bien par mettre les pieds ici, à Clairefontaine". A 23 ans, il n'a donc plus de temps à perdre. Sinama-Pongolle entend faire fructifier chez les Bleus la réussite qui le suit actuellement à l'Atletico (4 buts en 6 matches). "Le plus important c'est d'y rester, de marquer cette première sélection, car je me dois d'être exemplaire. Je veux montrer au sélectionneur qu'il a eu raison de me faire confiance", affirme-t-il. Vous avez dit ambition ?
















Commentaires - L'heure de Sinama-Pongolle
Du 1 Au 1 sur 1