"Nous allons à Paris pour gagner. C'est clair !" Razvan Lucescu n'y va pas par quatre chemins lorsqu'il s'agit d'établir les ambitions de sa formation. Alors oui, la Roumanie ne pointe qu'au cinquième rang du groupe 7 mais les barrages sont toujours accessibles en cas de victoire à Saint-Denis. " Nous devons tous nous battre jusqu'au bout. Nous allons essayer de mettre l'adversaire en difficulté et de profiter de chaque occasion. Nous détenons la recette pour l'emporter. Nous sommes optimistes ! ", renchérit Cristian Chivu.
Des Roumains gonflés à bloc qui peuvent continuer à y croire après leur dernière victoire en Lituanie en juin dernier (0-1). Et même si le dernier succès de la Tricolorii face aux Bleus remonte à 1972, les Roumains ne font pas de complexe d'infériorité : "Même s'il s'agit d'une formation solide, nous n'avons pas peur de la France ", prévient Ravzan Rat. Beaucoup plus à l'aise à l'extérieur (deux succès) qu'à domicile (aucune victoire), les Roumains présentent un bloc difficile à bouger hors de leurs bases (seulement deux buts encaissés en déplacement). Le verrou ne sera pas évident à faire sauter pour les Français.
Gros coup dur en revanche pour la formation des Carpates : la perte sur blessure de son principal atout offensif : "L'examen médical, mené par le docteur Pompiliu Popescu, a révélé que la microlésion musculaire dont Adrian Mutu souffre à la cuisse droite ne s'est pas améliorée, ce qui le rend inapte pour les matches contre la France et l'Autriche", a indiqué la Fédération roumaine. Lucescu a choisi d'appeler le novice Gheorghe Bucur, buteur du FC Timisoara et meilleur buteur du championnat roumain la saison passée (16 réalisations), pour suppléer l'absence de Mutu. Les clés du secteur offensif seront données à Ciprian Marica. Avec deux buts à son compteur, l'attaquant de Stuttgart est le meilleur buteur de la sélection roumaine dans ces éliminatoires.





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