Football - Qualification 2010 Europe
04/09/2008 - 11:45Nasri : "Un réel plaisir"

En pleine réussite à Arsenal, Samir Nasri retrouve les Bleus avec l'ambition de se révéler. Avant d'entamer les qualifications en Autriche, samedi, il assure que l'équipe de France veut montrer qu'elle a "plus de qualités que ce qu'on a vu" à l'Euro 2008.
SAMIR NASRI, comment se déroule votre intégration à Arsenal ?
S.N. : Ca se passe bien. L'ambiance, c'est le même délire que j'ai: il n'y a que des jeunes, et beaucoup de joueurs parlent français. D'ailleurs dans les vestiaires, c'est compliqué de parler anglais : entre les Français, les Suisses, les Africains et le coach, tout le monde parle français ! Sur le plan du football, on a retrouvé, sur notre dernier match (3-0 contre Newcastle samedi), le vrai jeu d'Arsenal (une semaine après une défaite 1-0 à Fulham). C'est un réel plaisir de jouer dans cette équipe.
Votre altercation avec Joey Barton semble prouver que vous vous intégrez (contre Newcastle, Nasri a rendu a Barton le tacle appuyé encaissé quelques minutes plus tôt. Les deux joueurs ont été avertis)...
S.N. : C'est du passé, c'est le championnat anglais, il faut s'y faire... Je m'y suis préparé.
Comment jugez-vous votre progression en équipe de France ?
S.N. : C'est une évolution assez linéaire, on m'appelle souvent, et j'espère apporter quelque chose à l'équipe. Jouer à Arsenal, c'est évoluer avec le gratin du football européen, et donc se rapprocher du niveau de l'équipe de France. La dernière fois que je suis revenu blessé au milieu du stage de l'équipe de France avant la Suède, on était deux à l'entraînement d'Arsenal (tous les autres étaient en sélection, ndlr) !
Et les absences de marque (Vieira, Sagnol, Ribéry) vous donnent-elles un nouveau statut ?
S.N. : Je ne sais pas... Après l'Euro certains joueurs ont pris leur retraite, là d'autres sont blessés. Effectivement c'est à nous, les plus jeunes, de nous révéler. Mais Franck (Ribéry), Willy (Sagnol) ou Pat' (Vieira) sont des piliers de cette équipe, leur absence ne signifie pas que les joueurs qui sont là seront des leaders, mais nous pouvons apporter un plus.
Vous n'avez joué que 28 minutes en Suisse, avez-vous une revanche à prendre ?
S.N. : On me dit souvent que cet Euro était une mauvaise étape, mais je ne le vois pas comme ça. Quand, jeune, on connaît l'échec, on essaie de ne pas reproduire les mêmes erreurs. On a l'esprit un peu revanchard et envie de bien faire. A nous de montrer une autre image, on a plus de qualités que ce qu'on a vu à l'Euro.
Estimez-vous que la France doit dominer l'Autriche ?
S.N. : On ne commence pas une campagne comme ça, surtout après la désillusion de l'Euro. Il ne faut pas prendre l'adversaire par-dessus la jambe. On sait que si on joue à notre niveau, on a les qualités pour les battre, mais il faut les respecter.
Un dernier mot sur votre ancien club, suivez-vous les résultats de Marseille ?
S.N. : Oui, sur internet, je n'ai toujours pas les chaînes françaises et la télé anglaise montre le Championnat d'Espagne, d'Allemagne, d'Italie, mais pas de France! Je suis très heureux de leur bon début de saison. Je suis toujours un supporter, hein !















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