Football - Qualification 2010 Europe
08/10/2008 - 11:00Ben Arfa : "Pas notre histoire"

Le milieu de terrain de l'équipe de France Hatem Ben Arfa a déclaré que les Bleus faisaient "totalement abstraction" du sort du sélectionneur Raymond Domenech, menacé avant le match de samedi en Roumanie. Pour le Marseillais, "c'est à l'extérieur de l'éq
Hatem Ben Arfa, avez-vous eu peur de manquer un 3e rassemblement d'affilée pour cause de blessure?
H.B. : On ne sait jamais, une blessure peut venir à tout moment. J'avais mal au genou mercredi mais je savais que cela allait être bon pour la sélection. Je suis content de revenir pour faire quelque chose, gagner. Où je vais, j'ai envie de gagner, que ce soit avec Marseille ou avec l'équipe de France. Cela fait plaisir de voir des gens que l'on connaît et que l'on ne voit pas souvent. On va se préparer pour samedi, ce ne sera pas un match évident, ce sera très difficile et, si on gagne, ce sera une grosse performance.
La déception de votre non-convocation à l'Euro 2008 est-elle oubliée?
H.B. : C'est fini, c'est du passé. Là, on construit l'avenir. Cet évènement m'a appris beaucoup de choses et je suis content d'etre ici. Tout ce qui est derrière est fini.
Qu'avez-vous appris de cet épisode?
H.B. : Cela m'a permis de relativiser. Dans la vie, il y a des hauts et des bas, il faut accepter tout ce qui t'arrive. Après, c'est plus facile à dire qu'à faire. Tu es déçu sur le coup mais, après, c'est fini. C'est la vie.
Qu'attend de vous le sélectionneur?
H.B. : Que l'on se donne à fond, que l'on donne tout, que l'on respecte les consignes collectives et que l'on amène la touche personnelle ensuite.
La question de l'avenir du sélectionneur ne perturbe-t-elle pas le rassemblement?
H.B. : Ce n'est pas notre histoire. Nous, on veut se qualifier pour la Coupe du Monde. On ne fait pas attention à cela, notre objectif c'est 2010.
En parlez-vous entre vous?
H.B. : On en fait totalement abstraction. Ce n'est pas cela qui va nous freiner ou nous donner plus de forces pour jouer. Ce sont les médias qui enflamment la chose. A l'intérieur du groupe, tout se passe bien. Le coach n'a pas changé et a toujours la même ligne de conduite. C'est à l'extérieur que cela s'enflamme.
Raymond Domenech est celui qui vous a offert votre première sélection chez les A. Cela compte-t-il pour vous?
H.B. : Le sélectionneur m'a fait confiance à une période où on ne le faisait pas, cela a compté pour moi.
Pensez-vous avoir une carte à jouer lors des deux matches contre la Roumanie et la Tunisie?
H.B. : Je ne sais pas si je vais jouer mais, quoi qu'il arrive, je vais tout donner. Le plus important, c'est d'être performant, quel que soit le match, amical ou pas. Mais il faut procéder étape par étape. Je vais déjà essayer d'apporter ce que je sais faire.
Vous sentez-vous particulièrement observé en tant que grand espoir du football français?
H.B. : Bien sûr que l'on est observé. Tout le monde dit que l'on est le futur de l'équipe de France parce que l'on est jeune, que l'on joue dans des grands clubs, la Ligue des champions. Mais l'équipe de France, c'est un cocktail, il y a des jeunes, des moins jeunes. C'est tout le charme de l'équipe de France.
Le rajeunissement ne perturbe-t-il pas l'équilibre du groupe
H.B. : Patrick Vieira revient, donc cela amène un peu d'âge. C'est vrai que, lors de la dernière sélection, il y avait plus de jeunes mais c'est normal parce que beaucoup de joueurs sont partis à la retraite. Mais il faut un équilibre. Quelqu'un comme Vieira te recadre tout un groupe et c'est important. A l'entraînement, il donne tout, il montre l'exemple, on ne voit pas son âge.
Vous sentez-vous touché par les critiques concernant les jeunes joueurs bleus et notamment celles de Zinédine Zidane à propos de Benzema?
H.B. : Aujourd'hui, il y a des critiques mais si Karim (Benzema) met un but contre la Roumanie, cela peut changer. Les critiques, les flatteries, c'est très éphémère. Nous, on essaye de rester sereins.















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