On en parle un peu moins qu'avant. On le voit aussi moins souvent sous le maillot bleu. Malgré cette mise à l'écart relative, Sébastien Squillaci est bien dans ses baskets. Il assume son départ de Lyon pour aller au FC Séville. Persuadé qu'un jour ou l'autre, ça va payer et surtout qu'il va rester dans les petits papiers de l'équipe de France. "Tant qu'on joue les premiers rôles en Liga, il n'y a pas de raison (ndrl : d'être oublié). Julien (ndrl : Escudé, son nouveau coéquipier au FC Séville) en est la preuve puisqu'il a été sélectionné très souvent."
Son choix de rejoindre le FC Séville est de toute manière mûrement réfléchi. Depuis longtemps, l'ancien Monégasque rêvait de découvrir un autre monde. C'est désormais chose faite. "Je suis très content, avoue-t-il. Je découvre un football différent, une autre culture. A 28 ans, j'avais vraiment envie de voir autre chose, de tenter une aventure à l'étranger." Sous le chaud soleil espagnol, son intégration s'est faite à vitesse grand V.
Pour remplacer Gallas ?
Après un début de saison un peu délicat, il s'impose déjà comme l'un des patrons de la défense de l'ambitieux club andalou qui pointe à la 3e place du championnat. Aujourd'hui, son nouveau club doit lui permettre de passer un cap. Tant sur le plan de la reconnaissance que sur le plan personnel. Lui y croit dur comme fer : "Je touche beaucoup plus de ballons qu'à Lyon, explique le défenseur aux 13 sélections. On a une équipe qui joue beaucoup et qui repart très souvent derrière. La Liga est un championnat technique. Et à ce niveau là, je vais progresser". En attendant, Squillaci se fait discret.
Il y a encore quelques mois, "Toto" s'imposait pourtant comme une alternative évidente pour Domenech en défense centrale après William Gallas et Lilian Thuram. Ce temps semble bien loin. Eric Abidal passe avant. Et même Philippe Mexès. "C'est comme ça, lâche-t-il. Il n'y a que onze joueurs sur la pelouse. Je suis déjà content d'être dans le groupe. Mais je suis un compétiteur et comme tous les joueurs sur le banc, j'ai envie de jouer. Après, ce sont les choix du sélectionneur et il y a de très bons joueurs à mon poste. Mais je ne gamberge pas plus que ça."
Ça tombe bien, Domenech pourrait faire appel à lui plus vite que prévu. Avec le forfait de William Gallas, le sélectionneur des Bleus doit trouver un joueur pour épauler Eric Abidal. Et Squillaci se retrouve en concurrence avec Mexès ou Jean-Alain Boumsong. Sa science du placement et son jeu de tête plaident pour lui dans une défense tricolore en difficulté sur coups de pied arrêtés. Ce serait alors une belle occasion pour qu'on reparle encore un peu plus de lui...
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