Tout s'est arrêté avant même que cela ne commence. Patrick Vieira s'est dirigé vers le banc de touche, a signalé à Raymond Domenech qu'il ne pourrait tenir sa place. Il est autour de 20h10 samedi soir et, une nouvelle fois, Patrick Vieira doit se résigner à laisser ses partenaires en découdre sans leur capitaine de route. Le milieu de terrain est cette fois victime d'une contracture au mollet droit. Une énième blessure et un nouveau rendez-vous raté avec l'équipe de France dont il n'a plus porté le maillot depuis le mois de février dernier. C'était en Espagne. Depuis, le milieu de terrain de l'Inter Milan a manqué les onze rencontres disputées par l'équipe nationale. Il en loupera un douzième mardi face à la Tunisie.
Déjà reparti de Clairefontaine où il aura passé une semaine difficile en raison de l'affaire de l'Actovégin, Patrick Vieira revient une nouvelle fois en Lombardie blessé. L'Inter commence à connaitre le refrain. L'ancien joueur de la Juventus Turin n'a disputé que quarante-et-une rencontres de Serie A avec les Nerazzurri depuis son arrivée en 2006. Suivi par la malchance et les pépins physiques, Patrick Vieira n'avait jamais connu de période aussi sombre dans sa carrière professionnelle. Mis à part en 2003 où son genou puis sa cuisse l'avaient obligé à lever le pied, le "Long" avait plutôt été épargné. Seuls les cartons rouges récoltés avec les Gunners lui permettaient de souffler.
Sur le pont depuis l'âge de 17 ans
Aujourd'hui, la donne a bien changé. Patrick Vieira, qui a joué son premier match de Championnat de France à l'âge de 17 ans, se fait de plus en plus rare. Au cours des deux dernières années, celui qui avait réalisé une magnifique Coupe du monde 2006 a tout connu : genou, cuisse, mollet... Tout y est passé. Et Patrick Vieira ne s'en sort pas. Si bien que l'on peut s'inquiéter pour lui. Est-il fini ? On n'espère pas. D'autant que, lorsqu'il est en forme, l'ancien capitaine d'Arsenal est souvent excellent. N'a-t-il pas réussi une fin de saison 2007/2008 accomplie avec l'Inter ? Le problème est que cela arrive de moins en moins souvent. Et que son corps n'accepte plus l'enchaînement des efforts que la compétition requiert. Ce n'est peut-être qu'une mauvaise passe. Malheureusement, elle dure depuis deux ans déjà.



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