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Qualifier l'Algérie pour le Mondial, mission impossible pour Leekens ?

Qualifier l'Algérie pour le Mondial, mission impossible pour Leekens ?
Par AFP

Le 12/11/2016 à 09:12

QUALIFICATIONS COUPE DU MONDE 2018 - Pour Georges Leekens, la tâche s'annonce compliquée. Nommé fin octobre à la tête de l'Algérie, le Belge doit permettre aux Fennecs de se qualifier pour le Mondial. Cela passe par un succès au Nigéria, samedi (17h00).

Coach des Fennecs, métier à risque. Le nouveau sélectionneur de l'Algérie Georges Leekens, nommé en catastrophe le 27 octobre, débute sa mission samedi avec un périlleux déplacement au Nigeria en qualifications au Mondial 2018, et une pression déjà immense sur les épaules.

Un chiffre résume la difficulté du poste de sélectionneur : l'Algérie a déjà changé deux fois de technicien depuis avril 2016 et le départ du Français Christian Gourcuff. Après l'intérim de Nabil Neghiz pour un match, c'est Milovan Rajevac qui a tenté sa chance. Raté ! Le Serbe a jeté l'éponge trois mois seulement après sa nomination, dans la foulée du faux pas à domicile contre le Cameroun (1-1) en ouverture de ces éliminatoires.

Celui qui affirmait au lendemain de sa désignation vouloir faire avec les Fennecs "mieux" qu'avec le Ghana, qu'il avait emmené jusqu'en quart de finale du Mondial 2010, a été poussé dehors par les joueurs. Ces derniers lui reprochaient notamment ses choix tactiques, et son manque de connaissance des langues arabe et française, selon la presse algérienne.

"Il y avait un problème de communication entre l'entraîneur et les joueurs. C'est pour cela que Rajevac a décidé de partir", a reconnu le président de la Fédération algérienne de Football (FAF) Mohamed Raouraoua.

Milovan Rajevac (Algérie)

Milovan Rajevac (Algérie)AFP

La difficile succession d'Halilhodzic

Difficile de faire oublier le flamboyant Vahid Halilhodzic, qui a mené les Fennecs en 8e de finale du Mondial 2014, pour la première fois de leur histoire ! Le Français Christian Gourcuff, qui lui a succédé après l'été 2014, n'a jamais réussi à conquérir le coeur des supporters, au contraire du Bosnien.

L'ex-Lorientais s'est également mis à dos la presse locale, qui lui reprochait un système de jeu trop rigide. L'entraîneur français n'a finalement pas survécu à l'élimination des Fennecs en quart de finale de la Coupe d'Afrique des Nations 2015, son premier challenge, alors que l'Algérie faisait figure de favori.

"La nomination de Gourcuff a été une erreur du patron de la FAF", estime l'ancien capitaine des Fennecs, Ali Fergani, qui a lui même dirigé la sélection algérienne en 1995-1996 et 2004-2005. "Christian Gourcuff n'était pas habitué à la pression des équipes nationales. Avant de prendre en mains l'Algérie, il n'avait entraîné que des clubs."

Le retour de Leekens

A contrario, Georges Leekens, lui, connait déjà la maison : le Belge a ainsi été à la tête des Verts en 2003 avant de quitter son poste pour des "raisons familiales".

Sa mission court jusqu'à la Coupe d'Afrique des Nations 2017, pour le moment. Tout dépendra de la prestation des Fennecs à la prochaine CAN (14 janvier - 5 février), où la troisième nation africaine au classement FIFA a été reversée dans le groupe B, avec le Zimbabwe, la Tunisie et le Sénégal. Et ensuite de sa capacité ou non à rapprocher de la qualification au Mondial 2018 l'Algérie, pour la 3e fois d'affilée.

"On va tout faire pour décrocher la qualification. Je veux vraiment aller en Russie avec l'Algérie", a déclaré le nouveau sélectionneur lors de sa première conférence de presse début novembre. "J'accorde toute la priorité à ce match contre le Nigeria. Je ne pense pas encore à la Coupe d'Afrique des Nations."

Au Nigeria, les Algériens seront samedi dos au mur, un peu comme toujours : une défaite compromettrait sérieusement leurs chances de disputer le Mondial en Russie. Et celles de Leekens de s'inscrire dans la durée.

L'Algérie, qualifiée pour la CAN 2017.

L'Algérie, qualifiée pour la CAN 2017.AFP

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