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Bleus - Coupe du monde 2018 - Griezmann-Giroud, c'est encore et toujours ce qui marche le mieux

Griezmann-Giroud, c'est encore et toujours ce qui marche le mieux

Le 11/10/2017 à 14:25Mis à jour Le 11/10/2017 à 17:13

QUALIFICATIONS COUPE DU MONDE 2018 - La fin des qualifications a renforcé le duo Giroud-Griezmann. Parce qu'ils sont toujours aussi complémentaires et parce que la concurrence n'a pas profité des opportunités offertes à elle.

A Sofia, la feuille de match avait l'air d'un tremblement de terre qui n'en avait pas le nom. Olivier Giroud sur le banc dans un match de compétition officielle, c'était inédit depuis le France-Suisse de l'Euro qui comptait pour du beurre. Giroud n'avait plus raté le coup d'envoi d'un match à enjeux depuis la Coupe du monde 2014. Un second avertissement après une première mise en garde de Didier Deschamps en début de semaine : "Je préférerais qu'il soit dans un club où il joue la quasi-totalité des matches. Il a pris la décision de rester à Arsenal. C'est son choix. Il peut avoir des conséquences."

Giroud sur le banc face à la Bulgarie

Giroud sur le banc face à la BulgarieGetty Images

Le sélectionneur a montré à Giroud qu'il n'était plus un intouchable mais le contenu des deux matches tend à prouver le contraire. Il suffit de comparer sa prestation avec celle d'Alexandre Lacazette. Il suffit de comparer les prestations de Griezmann à Sofia et à Saint-Denis. La passe décisive du Madrilène pour le Gunner prouve encore que ces deux-là sont faits pour s'entendre. C'est le cas depuis le 8e de finale de l'Euro quand Deschamps a décidé de rapprocher Griezmann en soutien de Giroud. Depuis, le duo fonctionne.

Des rôles très clairs

Giroud s'occupe du sale boulot dans les seize mètres. Il se bat dans les airs, au sol dans un style pas toujours flatteur. Le buteur de l'Atlético ramasse la mise. Les rôles sont clairs et définis à l'avance. Ce 4-4-2 est taillé pour eux, pour leur association, pour leurs qualités. Il s'en dégage des certitudes et il serait idiot de ne pas s'appuyer sur elles.

Giroud n'est pas qu'un besogneux aux épaules de déménageur. Il plante aussi et beaucoup. Le voilà septième meilleur buteur de l'histoire des Bleus. C'est injuste de le résumer à sa technique parfois approximative. Face à la Biélorussie, il n'a pas tout réussi et a fini par disparaître. Mais il a aussi régné dans les airs, touché la barre transversale et fini par trouver l'ouverture. Ce n'est pas rien et c'est ce qu'on devrait retenir au bout du compte.

Lacazette, Mbappé : des tentations mais…

Deschamps a tenté des combinaisons devant. La conclusion de ces éliminatoires est la même qu'au début : l'association Giroud-Griezmann, soit les deux meilleurs buteurs français lors de ces qualifications, n'a pas d'équivalent en équipe de France. Pas d'équivalent en terme d'efficacité. Pas d'équivalent, et c'est sans doute plus important encore, en terme de complémentarité. Deux rappels utiles à ce stade :

  • La tentation est grande de propulser Kylian Mbappé à son meilleur poste, celui d'attaquant de soutien mais sa complémentarité avec Antoine Griezmann, qui joue sur le même registre, ne saute pas aux yeux.
  • La tentation est grande de lui préférer un Alexandre Lacazette qui lui a rapidement fait de l'ombre à Arsenal. Mais l'ancien Lyonnais n'a jamais montré grand-chose en Bleu et, à Sofia, il a eu un mal fou à se situer par rapport à Mbappé et Griezmann.

Giroud-Griezmann, Deschamps n’a encore rien trouvé de mieux. Ce ne sera pas forcément celle de mai prochain mais c'est la vérité du moment.

Lacazette et Griezmann (France) en Bulgarie

Lacazette et Griezmann (France) en BulgarieGetty Images

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