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Fiasco, Deschamps, coups de pied arrêtés… Les 5 questions qu'on se pose après France-Luxembourg

Les 5 questions qui se posent après le fiasco
Par Eurosport

Le 04/09/2017 à 15:50Mis à jour Le 04/09/2017 à 17:33

QUALIFICATIONS COUPE DU MONDE 2018 - L'équipe de France a subi une très grosse déconvenue en concédant le nul face au modeste Luxembourg dimanche à Toulouse (0-0). Une contre-performance qui appelle quelques questions à propos des Bleus de Didier Deschamps.

Est-ce la pire contre-performance des Bleus ?

Ce n'est pas passé loin en effet. Si Gerson Rodrigues avait marqué au bout de son rush irrésistible au lieu de trouver le poteau et donné la victoire au Luxembourg, on aurait pu parler de la pire contre-performance de l'histoire de l'équipe de France. Ce match nul reste quand même à classer parmi ses plus grands fiascos. Juste derrière la défaite historique subie au Parc des Princes face à Israël (2-3) en 1993, celle face à la Biélorussie, une équipe alors classée hors du Top 100 au classement FIFA, au Stade de France en septembre 2010 (0-1), voire le nul concédé à Chypre (1-1) qui avait coûté le poste de sélectionneur à Henri Michel en 1988.

Vidéo - Avant le Luxembourg, d'autres petits ont fait trébucher les Bleus

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Deschamps a-t-il eu raison de reconduire quasiment les mêmes ?

Oui. On peut reprocher beaucoup de choses à Didier Deschamps, notamment son coaching en cours de match. Mais envoyer au charbon 10 des 11 titulaires face aux Pays-Bas n'avait rien d'aberrant au coup d'envoi. Pour une raison simple, à partir du moment où les joueurs étaient en pleine possession de leurs moyens, il était évident de mettre sur pied la meilleure équipe face au Luxembourg, celle qui avait étrillé les Pays-Bas trois jours plus tôt. Que n'aurait-on pas dit si DD avait fait tourner, aligné une équipe "bis" et concédé le nul face au Luxembourg ? Le sélectionneur national a ses torts - ils sont évidents - et les partage avec ses joueurs. Mais sur le papier, il se devait de reconduire une équipe proche de celle de jeudi. Il a eu tort de ne pas l'adapter en cours de route.

Et le coaching dans tout ça ?

C'est le gros raté de Didier Deschamps face aux Luxembourgeois. S'il n'est pas responsable des centres ratés de ses joueurs, le boss des Bleus n'a pas su s'adapter à la situation et modifier ses plans. Sa seule "innovation" : avoir fait entrer Kingsley Coman sur le flanc gauche. Sur le coup et au vu du carnage que le joueur du Bayern avait fait face aux Néerlandais sur l'autre aile, il aurait été plutôt bien inspiré de l'y laisser. Pour le reste, et même s'il a changé les hommes et les styles (Lacazette pour Giroud par exemple), DD n'a pas fait évoluer un système qui était aux abois face au double rideau de fer du Grand Duché. Son choix de sortir Kylian Mbappé à l'heure de jeu, même s'il manquait de rythme, en a aussi surpris plus d'un tant le néo-Parisien était le plus dynamique en attaque.

Didier Deschamps à la sortie de Kylian Mbappé lors de France-Luxembourg

Didier Deschamps à la sortie de Kylian Mbappé lors de France-LuxembourgGetty Images

Les centres et coups de pied arrêtés ont-ils plombé la soirée ?

C’est LE point noir de la soirée française : la précision dans la dernière passe et plus particulièrement dans les centres et sur coup de pied arrêté. Face à une telle défense, les coups de casque de Giroud ou les seconds ballons à exploiter représentent autant d’occasions en or. Problème : il faut que la gonfle arrive proprement dans la surface. Ce n’était pas le cas dimanche. Si Layvin Kurzawa a été pointé du doigt après sa piteuse performance en termes de précision, il n’est pas le seul. Lemar, artificier en chef, a échoué à lever ses ballons sur phase arrêtée tandis que Sidibé voire Pogba n’ont que rarement trouvé preneur. Au final, les centres dangereux ont souvent été faits au sol et en retrait. Symbolique d’un mal français récurrent.

Des satisfactions, quand même ?

Oui. La première est majuscule malgré sa petite taille : N’Golo Kanté. Au sortir des deux matches des Bleus, Blaise Matuidi a du souci à se faire tant le milieu de Chelsea a marqué des points. Hyperactif, il a récupéré un nombre de ballons incalculable et s’est rendu indispensable par sa propension à jouer simple. L’autre satisfaction s’appelle Mbappé. Aligné à droite malgré son manque de rythme, le natif de Bondy a été le seul à tenter de renverser la table et s’affirme de jour en jour comme un titulaire en puissance. Malgré sa performance difficile dimanche, Lemar sort grandi de ce rassemblement tandis qu’Umtiti a prouvé qu’il était plus qu’un simple recours. Pour le reste…

Vincent BREGEVIN, Maxime DUPUIS, Cyril MORIN

N'Golo Kanté (France) devant Wesley Sneijder (Pays-Bas)

N'Golo Kanté (France) devant Wesley Sneijder (Pays-Bas)Getty Images

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