Imago

Le baromètre des Bleus (en emojis) : Dembélé en feu, Varane mal payé et Griezmann en crise

Le baromètre des Bleus : Dembélé en feu, Varane mal payé et Griezmann en crise
Par Cyril Morin via AFP

Le 04/12/2016 à 22:48Mis à jour Le 04/12/2016 à 23:01

QUALIFICATIONS COUPE DU MONDE 2018 - Même si les Bleus ne se réuniront plus avant mars 2017, leurs prestations restent scrutées de près. Et, ce week-end, le Clasico n’a pas forcément rendu service aux Français présents sur la pelouse. Tout l’inverse d’un Ousmane Dembélé qui continue d’impressionner.

Le baromètre des Bleus 4 décembre

Un Clasico pas facile pour les Bleus

Que n'aurait-on pas dit sur Raphaël Varane si Sergio Ramos n'avait pas égalisé en toute fin de match au Camp Nou (1-1) ! Pourtant auteur d'une prestation plutôt solide, le défenseur français a commis une erreur qui a permis au Barça d'ouvrir le score en commettant une faute évitable sur Neymar à la droite de sa propre surface.

Son compatriote Karim Benzema n'a pas eu sa réussite habituelle dans les Clasicos. Côté Barcelonais, Lucas Digne et Samuel Umtiti étaient sur le banc et ne sont pas entrés en jeu.

Cela fait sept matches consécutifs qu'Antoine Griezmann ne marque pas en Liga: l'attaquant de l'Atletico Madrid a été une nouvelle fois muet samedi contre l'Espanyol Barcelone (0-0). Kevin Gameiro est également resté bloqué à 6 buts au classement des buteurs, malgré plusieurs occasions franches.

Vidéo - Griezmann, le gros coup de mou

01:20

Dembélé ne s’arrête plus

Ousmane Dembélé, l'ex-Rennais de 19 ans n'en finit plus d'éblouir Dortmund. Il a été à l'origine du premier et du quatrième but de son équipe. A deux reprises, il a servi Reus en profondeur dans des conditions idéales, permettant à l'international allemand de délivrer deux passes décisives à Aubameyang (1-1, 6e et 4-1, 68e).

Le troisième but, Dembélé l'a marqué lui-même. Servi par Reus à l'entrée de la surface, il a effacé deux défenseurs d'un crochet imparable avant d'ajuster le gardien d'un tir plein de sang froid dans l'angle gauche du but, à ras de terre (3-1, 64e). C'est lui également qui a tiré le corner que Piszczek a transformé en but en première mi-temps, après une déviation de Bartra (2-1, 15e).

En Angleterre, Chelsea s'est imposé 3-1 contre Manchester City, mais, à l'Etihad Stadium, N'Golo Kanté n'a pas connu un grand match. La défense des Blues a parfois manqué de soutien et le milieu a écopé d'un carton jaune pour avoir fauché Silva à la 49e minute.

Martial enfin décisif

A Tottenham, vainqueur 5-0 de Swansea, Hugo Lloris a, lui, dû bien s'ennuyer. Les Gallois n'ont tiré qu'une fois au but... et ce n'était pas cadré. Moussa Sissoko a remplacé Son à la 71e minute, juste après le quatrième but londonien. Le milieu a distribué plusieurs bons ballons à Kane, Walker puis Eriksen et ça a fini par payer en fin de match, avec le dernier but du Danois, sur une passe décisive de l'ancien Toulousain.

A West Ham, Dimitri Payet n'a rien pu faire contre Arsenal (5-1). Il a tout de même été à l'origine du seul but des "Hammers". Son coup franc, repoussé par la barre, a été envoyé dans les filets par Andy Carroll. Côté "Gunners", Laurent Koscielny a connu une soirée plutôt tranquille. A United, Anthony Martial, aligné à gauche de l'attaque des Red Devils, a signé une passe décisive contre Everton (1-1) dimanche, un geste qu'il n'avait plus fait depuis les deux distribuées lors de la première journée contre Bournemouth.

S'il n'a pas été récompensé par un but, c'est lui qui a lancé Zlatan Ibrahimovic sur l'ouverture du score de Manchester United. Anthony Martial s'est beaucoup donné avant d'être remplacé par Marcus Rashford en fin de match (83e).

Paul Pogba, Anthony Martial (Manchester United)

Paul Pogba, Anthony Martial (Manchester United)AFP

Kondogbia en plein calvaire

Paul Pogba n'a pas ménagé ses efforts, aussi bien en attaque qu'en défense. Mais le joueur le plus cher du monde n'a jamais semblé être capable de faire la différence, à l'image de ce dribble de trop ou de cette passe en profondeur ratée pour Herrera aux environs de l'heure de jeu. Deux actions potentiellement dangereuses mal négociées.

Remplaçant au coup d'envoi, Patrice Evra a joué le dernier quart d'heure de la victoire de la Juventus Turin contre l'Atalanta Bergame (3-1). Le Français a joué pendant la période la plus difficile pour la Juve, pendant laquelle elle a encaissé un but. Mais sa responsabilité n'est pas directement engagée. Vendredi, Geoffrey Kondogbia avait livré un match épouvantable avec l'Inter Milan, battu 3-0 à Naples. "Lent avec les pieds, lent avec la tête", a tranché la Gazzetta dello Sport samedi.

Blaise Matuidi n'a pas pu faire grand-chose lors de la déroute du Paris SG à Montpellier (3-0). Il était titularisé dans un milieu totalement inédit et en manque de repères avec Christopher Nkunku et Grzegorz Krychowiak. Laywin Kurzawa, de retour de blessure, était en manque de condition physique. Enfin Hatem Ben Arfa n'est entré qu'à la 57e minute quand le score était déjà de 2 à 0.

Hatem Ben Arfa lors de PSG - Angers en Ligue 1 le 30 novembre 2016

Hatem Ben Arfa lors de PSG - Angers en Ligue 1 le 30 novembre 2016AFP

0
0