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Qualifications Coupe du monde 2018 : Statu quo pour l'Espagne et l'Italie

Statu quo pour l'Espagne et l'Italie

Le 11/06/2017 à 22:40Mis à jour Le 11/06/2017 à 23:26

QUALIFICATIONS MONDIAL 2018 – Ce n'est pas ce dimanche soir que les pensionnaires du groupe G y verront plus clair. L'Espagne et l'Italie ont toutes les deux remporté leur sixième match, respectivement en Macédoine (1-2) et contre le Liechtenstein (5-0). Résultat, elles comptent 16 points en tête de la poule, à quatre journées de la fin.

Cela aura été plus compliqué mais l'Espagne conserve bien la tête du groupe G des éliminatoires à la Coupe du monde 2018. Auteur notamment d'une première période très convaincante, la Roja s'est imposée (1-2) à Skopje ce dimanche face à la Macédoine et reste devant l'Italie, vainqueur facile (5-0) du Liechtenstein, grâce à une meilleure différence de buts. Tout reste donc à faire avant la finale du groupe en septembre prochain.

Isco a fait douter la Roja

L'Espagne s'est fait peur. Lorsque Piqué a manqué le cadre de la tête sur un centre d'Iniesta (61e), on pensait que ce n'était que l'une des nombreuses péripéties de cette rencontre largement dominée (74% de possession, 19 tirs à 4) par la Roja. Sauf que, cinq minutes plus tard, Ristovski a profité des largesses de la défense espagnole pour expédier un missile sous la barre transversale de De Gea et réduire le score (66e, 1-2). Soudainement revitalisée, la formation d'Igor Angelovski a accentué son pressing, empêchant les relances espagnoles. Sans pour autant parvenir à se montrer dangereux, à l'exception d'une dernière situation intéressante mal exploitée par Nestorovski (90e+2e).

Mais l'Espagne aurait pu et sans doute dû s'en sortir plus facilement. Tout était pourtant bien parti avec l'ouverture du score rapide de David Silva, à la conclusion d'un joli mouvement et d'une subtile louche d'Iniesta (15e, 0-1). Une action à l'image de la première période espagnole, tout en mobilité, en transmissions rapides et précises et en gestes techniques de grande classe. C'est ainsi sur l'un d'eux qu'Isco, auteur d'un merveilleux double-contact, a trouvé Diego Costa, seul au deuxième poteau (27e, 0-2). Avec deux buts d'avance, l'Espagne pensait avoir fait le plus dur. Elle l'aurait fait si Isco avait concrétisé l'une de ses nombreuses opportunités (19e, 22e, 41e, 45e). Mais, à force de manquer le break définitif, la Roja a fini par douter. Heureusement sans conséquence.

L'Italie s'est baladée, l'Albanie aussi

Mais qui sait si ça ne coûtera pas cher à l'arrivée à la différence de buts ? Car, de son côté, l'Italie n'a elle pas fait de détails face au Liechtenstein (5-0). Au Stadio Friuli d'Udine, la Squadra a douté une demi-heure avant de dérouler. Le temps pour Lorenzo Insigne de sortir un but exceptionnel - contrôle dos au but, volée en se retournant dans la lucarne - dont il a le secret (35e, 1-0). Malgré le manque d'efficacité d'Immobile, l'Italie a fini par faire le break juste après la pause grâce à une "Henry" de Belotti (52e). A 2-0, le Liechtenstein s'est écroulé. Tour à tour, Eder (75e) au terme d'un superbe mouvement collectif, Bernadeschi (83e) d'une frappe lointaine et Gabbiadini (90+1e) de près, ont assuré un succès précieux dans la course au Mondial 2018.

Une Coupe du monde à laquelle ne devraient participer ni l'Israel ni l'Albanie. Si le premier nommé pouvait encore en rêver, ce n'est plus le cas après la claque (0-3) reçue ce dimanche à Haifa face à l'Albanie. Sadiku (22e, 44e) et Memushaj (71e) ont concrétisé les errances de la défense israélienne et transforme définitivement l'opposition Espagne-Italie en duel. Et la finale de septembre prochain vaudra très cher. Le perdant devra sans doute se satisfaire des barrages…

La joie des Italiens après le but de Federico Bernardeschi pour l'Italie contre le Liechtenstein.

La joie des Italiens après le but de Federico Bernardeschi pour l'Italie contre le Liechtenstein.Getty Images

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