Football - Qualif. Euro 2011 Espoirs
02/09/2010 - 20:02 - Mis à jour le 03/09/2010 - 04:05Les Bleuets en rattrapage

Un mois après son non-match face à la Belgique, l'équipe de France Espoirs doit s'imposer en Ukraine (à 18h30) si elle veut atteindre les barrages qualificatifs pour l'Euro 2011. Cette fois, les Bleuets sont prêts à relever le défi, promet Mombaerts. Mais Sakho et Mvila ne sont toujours pas là.
Depuis 2006, l'équipe de France Espoirs n'a pas pris part à la moindre phase finale. Souvent placée, elle a pris la mauvaise habitude de manquer la dernière marche. Une nouvelle fois, elle se retrouve au pied du mur. S'ils veulent atteindre les barrages qualificatifs pour l'Euro 2011, les Bleuets doivent impérativement s'imposer en Ukraine pour conserver une chance de finir en tête du groupe 8. Il faudra ensuite confirmer face à Malte et espérer des résultats favorables dans les autres matches. "C'est un match à quitte ou double", a reconnu Erick Mombaerts avant de s'envoler pour Kiev. Le message est parfaitement passé auprès de Franck Tabanou. "On est obligés de gagner, sait le Toulousain. On va tomber sur une grosse équipe. A nous d'imposer notre jeu et notre rythme. On reste sur une prestation médiocre en Belgique. On a quelque chose à se faire pardonner. On y va pour se qualifier".
S'ils en sont là, les Français ne peuvent en effet s'en prendre qu'à eux-mêmes. Ils paient cher leur défaite à domicile face à la Belgique en août (0-1) qui les a repoussés à la 3e place de leur groupe avec 11 points, juste derrière les Belges et leur prochain adversaire (14 points). "La défaite, c'était déterminant sans l'être. Si on avait fait nul, les données du problème auraient été quasiment les mêmes. Si on bat l'Ukraine par deux buts d'écart, on peut encore finir premiers du groupe", relativise Mombaerts. Même une des quatre meilleures deuxièmes places pourrait suffire. Plus que l'aspect mathématique, c'est donc le contenu face aux Diablotins qui a inquiété. "Le match face à la Belgique nous laisse beaucoup de regrets. On est passé à côté. On aurait pu faire un résultat. Maintenant, le match est passé. On se concentre sur les prochains rendez-vous", promet le Rennais Yacine Brahimi.
"Les données sont différentes"
Tous le promettent, un tel non-match ne se reproduira plus. "Ce sera différent, bien sûr. On va être opposés une autre équipe", souligne Mombaerts. Mais le sélectionneur pousse davantage son analyse. Face aux Belges, alors que la plupart des joueurs avaient à peine repris la compétition, les Espoirs n'étaient pas prêts. "Un mois après, les données sont différentes, jure-t-il. Les joueurs ont plus de compétition et on a plus de temps pour travailler. C'est bien pour ça que j'avais sollicité des clubs un stage de trois jours. Il n'a pas été validé. On n'a pas pu s'adapter et on a fait un non match. Ce qui domine c'est la frustration, avec ce groupe on avait travaillé pour avoir un certain style, une certaine philosophie de jeu et on n'a rien reconnu de tout ça. On n'a pas joué. Ou alors on a joué un match qui n'a rien à voir avec ce qu'on peut faire."
Malgré tout, une chose n'a pas changé. En Ukraine, les absents seront une nouvelle fois nombreux. "Les aléas font que parfois on n'a pas les meilleurs armes pour être compétitif, regrette Mombaerts. A ce jour, on ne l'est pas totalement. On a quasiment une équipe complète qui n'est pas là". Aux blessés, qui se sont enchaînés durant la semaine (Ngog, Roux, Martin, Mollo), il faut composer avec les absences de Mamadou Sakho et Yann Mvila, retenus avec les A. "Ce sont quand même deux cadres. C'est bien pour eux, à nous d'apprendre à jouer sans eux. On va s'adapter, d'autres joueurs sont là pour les suppléer", espère Tabanou. De son côté, Mombaerts tue dans l'oeuf tout début de polémique. "A la Fédération, on est sur des valeurs d'intérêt général. L'intérêt général c'est quand même les A et quand il y a des Espoirs qui montent, on n'a pas d'état d'âme", tranche-t-il.
Sans Sakho, ni Mvila
Alors verra-t-on le vrai visage des Bleuets ? Erick Mombaerts y croit. "Comme l'équipe a été pas mal modifiée, on s'est efforcé de donner aux joueurs des repères, explique-t-il. J'ai bon espoir que ça nous permette de leur poser des problèmes. Il y aura aussi une étape psychologique puisque ce sera un combat et qu'il faudra être capable de se sublimer". A l'aller, deux absences sur coups de pied arrêtés avaient permis aux Ukrainiens d'arracher le nul (2-2). Les Français savent donc à quoi s'attendre. "Leurs joueurs sont plutôt de la génération 88 alors que l'essentiel des nôtres provient de la génération 90. On leur opposera un jeu de mouvements mais il ne faudra pas faire d'erreur", prévient Mombaerts.















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