KARIM BENZEMA, avec l'équipe de France, vous entrez dans la dernière ligne droite des qualifications à l'Euro 2008...
K.B. : C'est clair. Les deux matches qui viennent sont très importants, on le sait. Il faut gagner. Nous sommes bien dans nos têtes.
La défaite face à l'Ecosse (0-1) n'a laissé aucune trace ?
K.B. : L'Ecosse est aujourd'hui oubliée. Il faut passer à autre chose. Même si l'on reste sur cette défaite et que l'on se retrouve aujourd'hui troisième du groupe, cela ne change rien. Il faut gagner aux Iles Féroé et face à la Lituanie. Et pour ce faire, il faudra qu'on soit bien mentalement et physiquement.
Avant l'Italie et l'Ecosse, on sentait tout de même que les esprits étaient plus sereins qu'aujourd'hui...
K.B. : Il faut avant tout continuer à travailler et ne pas se laisser griller par une défaite. Ce n'est peut-être pas pareil mais que ce soit en Italie ou face aux Féroé, les points sont importants. Il faudra gagner.
N'êtes-vous pas inquiet alors que l'équipe de France a du mal à trouver le chemin des filets ? Depuis le début de la saison, la sélection n'a marqué qu'un but en trois rencontres...
K.B. : Non, il faut juste réussir à concrétiser. Pas la peine de marquer huit fois à chaque match, une fois peut suffire. En plus, on a pratiquement tous les meilleurs buteurs des championnats. Pour ce qui est de la dernière rencontre face à l'Ecosse, on a eu beaucoup de déchets. Après, il faut reconnaitre que c'est une équipe défensive. Quand vous vous retrouvez face à un bloc de neuf joueurs, ce n'est pas facile. Ils ont marqué et fermé. Dans les vingt derniers mètres, on peut faire la différence grâce aux individualités mais ça ne passe pas toujours.
Face aux Féroé, le problème pourrait être semblable. Que faudra-t-il faire ?
K.B. : Il ne faudra pas se précipiter. Nous devrons faire tourner la balle et faire sortir l'équipe. Après, si on peut placer un contre... En tout cas, il faudra faire du jeu. On est l'équipe de France ! On en a la capacité même face à des gabarits athlétiques comme ceux des joueurs des Iles Féroé.
Vous espérez être titulaire ?
K.B. : Chaque joueur a envie d'être titulaire en équipe de France. Si jamais on me donne ma chance, je la prendrai.
Vous réalisez un début de saison tonitruant : 10 buts en 10 matches de Ligue 1. C'est assez exceptionnel ?
K.B. : Je suis bien actuellement avec l'Olympique Lyonnais. Je me suis donné des objectifs. A moi de continuer.
Vous aviez parlé avec Bernard Lacombe de 15 buts. Les objectifs vont-ils être revus à la hausse ?
K.B. : On verra par la suite...
Votre réussite actuelle vous pousse-t-elle à être plus égoïste sur le terrain ?
K.B. : Je ne suis pas égoïste du tout. Sur le terrain et en dehors. Simplement, quand je suis en bonne position, je tire. Sinon, je passe.
Où vous sentez-vous le plus l'aise sur le terrain ? Dans l'axe ou sur un côté comme c'est parfois le cas à Lyon ?
K.B. : Dans l'axe, que ce soit en pointe ou en tournant autour d'un autre attaquant. En revanche, je n'irai plus sur le côté à Lyon. C'est réglé depuis pas très longtemps. Mon poste est avant-centre. Je ne suis pas là pour faire des centres. Avec Bernard Lacombe, mais également avec le coach (Alain Perrin), nous en avons parlé.
Et en équipe de France ?
K.B. : L'équipe de France, ce n'est pas pareil. A Lyon, je commence à faire partie des titulaires. En équipe de France, c'est différent, je l'accepte. Cela fait trois ans que je suis avec le groupe professionnel lyonnais. Ici, je viens d'arriver, j'apprends. Ce n'est pas la même chose.
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