FLORENT SINAMA-PONGOLLE, à quoi vous attendez-vous face à Israël ?
F.S. : Pour eux, c'est une très grosse opportunité, en n'ayant que deux matches, d'aller dans un Championnat d'Europe. Donc s'ils peuvent passer contre la France, c'est très important pour eux. Ils vont être ultra-motivés, mais nous aussi. On a connu un échec en demi-finale du Championnat d'Europe au Portugal. Je suis le joueur le plus ancien, j'ai plus connu de tristesses que de joies en sélection, donc j'ai envie de finir minimum au Championnat d'Europe et, si on a la chance, aux jeux Olympiques. Etant jeune, c'est beaucoup mieux de commencer par les JO que par une Coupe du monde. Si j'ai la chance de commencer par ça, ce sera un bon début.
Que pensez-vous du groupe des Espoirs ?
F.S. : Techniquement, c'est très élevé. Dans la construction de nos actions, il y a beaucoup de qualité. Avant, on faisait la différence physiquement. On apporte maintenant un jeu différent, basé sur notre façon de développer le jeu. Comme j'ai pas mal de sélections (à sept longueurs du record de Mickaël Landreau, 43 sélections), je rappelle des anecdotes qui me sont restées en travers de la gorge, comme l'élimination contre le Portugal et la défaite contre les Pays-Bas. Tout le monde est conscient que ça peut s'arrêter très vite, en deux matches seulement.
Comment se passe votre début de saison au Recreativo Huelva en Espagne ?
F.S. : Je ne peux rien demander de mieux par rapport à mon adaptation. Aujourd'hui, nous sommes 6e ex-aequo avec une équipe, à jouer le haut de tableau plus que la relégation. En Espagne, le football est différen : sur le plan tactique et technique, c'est plus élevé, ça vit, on voit des choses spectaculaires, des gestes techniques... Je joue en pointe, c'est le poste que je préfère, où je me sens le plus à l'aise. En sélection je joue côté gauche, ça ne me dérange pas.
Pourquoi avoir choisi Huelva après Liverpool ?
F.S. : Huelva, c'est un tremplin pour moi, un choix bien réfléchi même si c'est un risque parce que pour un promu, ça passe ou ça casse. On me fait confiance, mais je n'ai pas de regrets par rapport à Liverpool, j'étais toujours dans le groupe, mais on ne me jugeait pas sur mes prestations. Je me disais que la roue allait tourner, mais elle est restée bloquée pour moi. Je ne ferme aucune porte. Ce que j'ai montré en Espagne, c'est ce que j'ai appris pendant trois ans à Liverpool.
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